
La société Eurostar souhaite continuer de diversifier son offre de destinations à partir de Londres en proposant notamment deux nouveaux pays : l’Allemagne et la Suisse. Ils estiment pouvoir desservir ces deux horizons pour le début des années 2030.
De nouveaux projets ambitieux. L’Eurostar souhaite pouvoir rallier de nouvelles villes d’Europe continentale, après notamment Paris, Bruxelles, Amsterdam, Cologne.
L’Eurostar souhaite continuer de prendre le large vis à vis de la concurrence ferroviaire britannique. L’ancienne directrice de Thalys, société fusionnée avec Eurostar, Gwendoline Cazenave, explique pour le Guardian que Londres devrait étendre ses destinations internationales d’ici au début des années 2030, en ajoutant de nouvelles villes allemandes et suisses à son catalogue. L’entreprise vise la ville de Francfort, pour laquelle un déplacement de 5 heures est estimé, ainsi que Genève, pour laquelle ils prévoient 5 heures 30.
Développer de nouvelles destinations et accélérer sur son offre actuelle
Les études montrent que le nombre de vols liant Londres à ces deux destinations prouvent que de telles lignes seraient très demandées par la clientèle de l’entreprise. Ainsi, Gwendoline Cazenave a expliqué qu’il n’y avait «aucun doute» qu’une telle expansion verrait le jour, l’entreprise, les passagers et les gouvernements impliqués étant en faveur de ces nouveaux chemins. De même, la difficulté de ces routes serait maîtrisée par l’avènement de nouvelles technologies de train.
De même, l’Eurostar a annoncé démultiplier la fréquence de ses engins actuels, notamment à destination des Pays-Bas. Un quatrième train en provenance d’Amsterdam va revenir quotidiennement au sein de la capitale britannique et une cinquième à partir de décembre 2025. Au total, ils prévoient de satisfaire 850 passagers entre les deux villes européennes, chaque jour.
La gare St-Pancras créé une forte concurrence
L’entreprise explique que les «conditions sont finalement bonnes» pour un «nouvel âge du voyage international durable». Ainsi, une cinquantaine de nouveaux trains s’apprête à être achetée. Au cours de l’année 2024, la clientèle a progressé de 5%, mais de nombreuses nouvelles sociétés tentent de contester le monopole que détient Eurostar sur le transport par voie ferrée entre la France et le Royaume-Uni.
Cependant, Eurostar connaîtrait une difficulté technique : le bureau des transports et des chemins de fer explique qu’il n’existe plus qu’une place pour un nouvel opérateur ou une expansion de l’entreprise. Une start-up britannique appelée Gemini Trains souhaite briguer cette place et proposer un service comparable à celui d’Eurostar. De même, la compagnie italienne FS Italiane alliée à l’espagnole Evolyn cherchent à atteindre le marché britannique.