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Aux États-Unis, la situation reste tendue à Los Angeles après trois jours d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants qui protestent contre la politique migratoire de Donald Trump. Après avoir envoyé l’armée, le président américain menace de le faire à l’échelle de tout le pays.
La police monte la garde dans les rues, désormais désertes de Los Angeles. Cela fait trois jours que la capitale californienne est au cœur de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants qui luttent contre la politique migratoire de Donald Trump. Qualifiant la police californienne « d’incompétente », le président américain décidait, dimanche 8 juin, d’envoyer 2 000 membres de la Garde nationale : une force militaire qui intervient généralement en cas de catastrophes naturelles ou d’émeutes extrêmement violentes. Après deux jours d’escalade, Donald Trump justifie aujourd’hui cette intervention militaire. “Les gens qui posent souci, aujourd’hui, sont des agitateurs professionnels. Des méchants qui doivent être en prison”, a-t-il affirmé.
Un déploiement exceptionnel ordonné pour la première fois depuis 1965, sans concertation avec les autorités locales. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, dénonce un abus de pouvoir. La police de Los Angeles annonce l’arrestation de 56 personnes en deux jours. Le centre-ville est quant à lui déclaré comme zone de rassemblement interdite.
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