/2025/06/10/000-49pl7r9-6847b10b81802846829846.jpg)
Les militants pro-palestiniens du voilier humanitaire Madleen, arraisonné lundi par Israël alors qu’il tentait de rallier la bande de Gaza, ont été transférés à l’aéroport de Tel-Aviv en vue de leur rapatriement, mardi 10 juin, a annoncé le ministère des Affaires étrangères israélien. « Ceux qui refusent de signer les documents d’expulsion et de quitter Israël seront traduits devant une autorité judiciaire, conformément à la loi israélienne, pour autoriser leur expulsion », a indiqué le ministère sur X, ajoutant que les militants avaient rencontré à l’aéroport les consuls de leurs pays respectifs. La Coalition de la flottille pour la liberté, qui a affrété le bateau, a confirmé que ses militants étaient sous la garde des autorités israéliennes et qu’ils « pourraient être autorisés à partir depuis Tel Aviv » dès la nuit de lundi à mardi. Suivez notre direct.
Près de 150 000 personnes ont manifesté en soutien au « Madleen », selon LFI. La France insoumise affirme également sur le réseau X que 50 000 personnes se sont rassemblées place de la République, à Paris. « Les Français disent non au génocide des Palestiniens », écrit la députée LFI Clémence Guetté sur la plateforme X, depuis un rassemblement place de la République, ajoutant que « ce que Rima [Hassan, eurodéputée LFI arrêtée sur le bateau] et les autres ont entrepris fait vivre notre humanité, notre solidarité et notre soif de justice ».
Jean-Luc Mélenchon dit « craindre le pire » pour les militants et fustige les services consulaires français. Le tribun de La France insoumise a dénoncé mardi sur la plateforme X la « nullité des services français ». « Les familles de tous les prisonniers du bateau #Madleen reçoivent des nouvelles de leur service consulaire national. Sauf les Français », écrit-il. Lundi, il avait dénoncé un « acte de piraterie » des « distributeurs de sandwichs israéliens qui ont piraté le bateau hier nuit sont dangereux ». Le Madleen transportait 12 militants venus de France, d’Allemagne, du Brésil, de Turquie, de Suède et des Pays-Bas – parmi lesquels l’activiste écologiste Greta Thunberg et l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
La France demande le retour de ses six ressortissants. « Nous avons demandé à pouvoir exercer notre protection consulaire à leur égard » et à leur « rendre visite », a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. Un peu plus tôt, le président de la République avait « demandé de permettre, dans les plus brefs délais, le retour en France de nos six ressortissants français », selon un communiqué de l’Elysée.