Un homme interpellé, soupçonné d’être l’administrateur d’un site illégal de «dons» de sperme

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By InfoHunter



Un individu a été arrêté ce jeudi à Paris, soupçonné d’être l’administrateur d’un site permettant des dons de gamètes, de sperme, illégalement. La justice l’accuse d’avoir exploité la vulnérabilité de femmes, sujettes à des délais longs dans le circuit légal, en plus d’avoir perçu diverses rémunérations.

Un don de sperme en échange de cryptomonnaie. Ce jeudi à Paris, l’administrateur d’un site internet illégal mettant en relation des donneurs de gamètes et des receveuses a été interpellé, accusé d’avoir exploité la vulnérabilité des victimes et d’avoir perçu diverses rémunérations grâce à cette activité criminelle.

En avril, des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité de Lille avaient découvert, dans le cadre d’une veille numérique, ce «site internet permettant de mettre en relation des donneurs de gamètes et des receveuses, de façon informelle, et en dehors de tout cadre juridique autorisé», selon un communiqué de la gendarmerie nationale transmis par l’AFP.

Des milliers d’inscrits

Le site était utilisé par plus de 7.000 membres avant sa fermeture. Celui-ci fonctionnait comme un site de rencontre : les membres de la plate-forme «devaient s’inscrire, se créer un profil avec une description physique, avant de pouvoir choisir des donneurs et de discuter avec eux», selon nos confrères de BFMTV.  

Ce site «exploitait la situation de vulnérabilité de receveuses qui recouraient à des dons sauvages afin de pallier des délais d’attente parfois longs», ont précisé les gendarmes à l’AFP. En effet, à la fin de l’année 2024, près de 10.600 femmes étaient en attente d’un don de spermatozoïdes pour une AMP, selon l’Agence de biomédecine.

Et, en plus d’éviter des délais d’attente parfois avancés, ce site permettait aux receveuses de choisir les caractéristiques physiques des donneurs, une pratique interdite en France.  

L’administrateur aurait «eu des relations sexuelles» avec des receveuses 

Les investigations, qui ont permis d’identifier l’administrateur du site, ont également déterminé que «ce dernier pratiquait lui-même des dons de sperme hors du cadre légal».

«La sollicitation de dons en cryptomonnaie et la fourniture d’un abonnement payant au site internet permettaient au mis en cause de se rémunérer», a expliqué la gendarmerie. Il percevait également «de l’argent à titre de “dédommagement” pour ses propres dons».  

Néanmoins, certains utilisateurs seraient allés jusqu’à avoir des relations sexuelles avec les receveuses.

Multiples risques

La pratique non encadrée de don de gamètes «peut exposer les parties concernées à de multiples dangers (risques sanitaires, de consanguinité, génétique…) et à des comportements abusifs (infractions à caractère sexuel)», ont encore rappelé les gendarmes.  

En effet, l’aspect non-réglementé de ces dons peut amener à la naissance d’un enfant souffrant d’une maladie ou d’un handicap plus ou moins grave. Normalement, dans le cadre légal, les donneurs doivent subir plusieurs tests pour s’assurer que leurs gamètes ne sont pas susceptibles de transmettre des maladies génétiques à l’enfant.



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