le suspect Christophe B. mis en examen pour «assassinat terroriste»

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By InfoHunter



Christophe B., meurtrier présumé de Hichem Miraoui, un Tunisien né en 1979 et tué par balles à Puget-sur-Argens (Var), a été mis en examen pour «assassinat terroriste» et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat) ce jeudi soir. 

Une procédure attendue. Ce jeudi 5 juin, Christophe B. était déféré devant un juge d’instruction dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Hichem Miraoui, un homme né en 1979 en Tunisie et de nationalité tunisienne, survenu samedi 31 mai 2025 à Puget-sur-Argens, dans le Var.

Comme l’avait requis le parquet national antiterroriste (Pnat), le mis en cause de 53 ans a été mis en examen des chefs d’«assassinat terroriste» et de tentative de la même infraction en raison de la race, de l’ethnie, la nation ou la religion. Il a été placé en détention provisoire. 

Plutôt dans la journée, le Pnat avait fait savoir qu’une information judiciaire a été ouverte ce jour des chefs d’«assassinat en relation avec une entreprise terroriste, en raison de la race, de l’ethnie, la nation ou la religion», de «tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, en raison de la race, de l’ethnie, la nation ou la religion» et d’«association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes». 

D’après la même source, tout à début vers 22h, samedi 31 mai. Ce soir-là, Christophe B., qui avait consommé beaucoup d’alcool dans la journée, était dans un état d’énervement. «Il sortait des armes qu’il possédait et tirait, une première fois, à l’intérieur du domicile sans viser personne». 

Le suspect avait ensuite pris sa voiture. Sur la route, il a croisé la victime Hichem Miraoui «qu’il tuait en tirant dans sa direction à plusieurs reprises, en étant, selon ses déclarations, resté dans son véhicule», avait expliqué le Pnat. La victime avait reçu de multiples balles au niveau du thorax.  

Le Pnat avait également ajouté que «le visionnage de la vidéo surveillance permettait d’établir que Christophe B. circulait ensuite dans la résidence pour se stationner à 22h26 devant le logement d’un second voisin. Depuis son véhicule, il faisait feu à plusieurs reprises en direction de la baie vitrée, puis quittait les lieux».

«Réveillez-vous, allez les chercher là où ils sont»

«Toujours du visionnage de la vidéo surveillance, il ressortait que, quatre minutes plus tard soit à 22h30, alors que deux des occupants du logement précité étaient sortis, Christophe B. revenait à leur hauteur. Sans quitter son véhicule, il tirait alors à deux reprises en leur direction, blessant l’un d’entre eux à la main, avant de prendre la fuite», avait ajouté le parquet national antiterroriste. Cette seconde victime est un homme né en 1990 en Turquie. 

L’enquête avait permis de relever qu’avant les faits, ce suspect de 53 ans avait diffusé sur son compte Facebook une vidéo invitant les «Français» à «se réveiller», tout en faisant «allégeance au bleu blanc rouge». «Réveillez-vous, allez les chercher là où ils sont», avait-il dit dans sa vidéo.

Au total, entre 22h30 le 31 mai et 5h du matin le 1er juin, quatre vidéos ont été publiées par l’intéressé sur son compte Facebook. D’après le Pnat, Christophe B. y «décrivait un Etat « pas capable de nous protéger, de les renvoyez chez eux », précisait « avoir dégommé les 2-3 merdes qui étaient près de chez [lui] » en ajoutant qu’il ne s’agissait que d’un début, puis annonçant son probable décès imminent, saluant sa femme et ses proches». 

Lors de l’arrestation de ce mis en cause, les gendarmes avaient retrouvé «deux armes de poing semi-automatiques et deux armes d’épaule, quatre chargeurs garnis de munitions, outre plus de 1.000 munitions de divers calibres. Sa fouille amenait la découverte d’un cinquième chargeur garni» dans le véhicule du suspect. 

«La perquisition réalisée à son domicile permettait la saisie de deux autres armes, une carabine et un pistolet équipé d’un silencieux, ainsi que de nombreuses munitions et étuis de munitions de calibres divers», avait poursuivi le Pnat.

Au cours de la garde à vue, le suspect avait contesté toute motivation raciste et toute intention terroriste. 



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