
Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis ce mercredi de relancer les discussions en suspens avec la Corée du Nord, marquant une première rupture avec la politique de son prédécesseur, Yoon Suk Yeol.
Un premier pas. Dès sa première journée en tant que président et commandant en chef des armées, ce mercredi, le nouveau chef de l’État sud-coréen, Lee Jae-myung, a affirmé sa volonté de relancer le «dialogue» avec Pyongyang et de tendre la main à son voisin du Nord, malgré la menace nucléaire.
«Nous panserons les plaies de la division et de la guerre et établirons un avenir de paix et de prospérité. Quel que soit le coût, la paix est préférable à la guerre, a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique avec le chef d’état-major interarmées, Kim Myung-soo.
Son mandat a débuté immédiatement, sans la période transitoire habituelle de deux mois, après la confirmation officielle de sa victoire par la Commission électorale nationale.
Après six mois de profonde crise politique, cet ancien ouvrier de 60 ans a remporté mardi l’élection avec 49,42 % des voix contre 41,15 % pour son adversaire de droite Kim Moon-soo, qui a concédé sa défaite dans la nuit.
De grands défis en perspective
Dans son discours inaugural prononcé à l’Assemblée nationale, le dirigeant de centre-gauche a assuré que son gouvernement saurait répondre à toute provocation nord-coréenne par une «forte dissuasion», en s’appuyant sur l’alliance stratégique entre Séoul et Washington.
Toutefois, il a également promis d’ouvrir «un canal de communication avec la Corée du Nord et poursuivre le dialogue et la coopération pour construire la paix dans la péninsule coréenne».
D’après Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale, cette démarche représente une «rupture significative» avec son prédécesseur plus agressif, puisqu’il n’a pas d’emblée imposé de conditions préalables aux discussions avec Pyongyang, démontrant «sa volonté de résoudre les désaccords par le dialogue».
«Même s’il reste à voir quelle sera la réaction de Pyongyang, il est remarquable que Lee ait clairement montré une approche différente à l’égard de la Corée du Nord», a-t-il ajouté auprès de l’AFP.
Au cours de son mandat, le nouveau président devra également affronter les tensions commerciales persistantes avec le président américain Donald Trump, tout en priorisant la hausse du taux de natalité – actuellement le plus bas au monde – afin d’éviter une crise démographique qui pourrait diviser par deux la population d’ici 2100.