en réponse à la suppression des ZFE, la ministre de la Transition écologique dénonce «cynisme» et «démagogie»

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By InfoHunter



Face à la suppression des ZFE votée à l’Assemblée nationale le 28 mai dernier, Agnès Pannier-Runacher n’a pu s’empêcher de dénoncer «cynisme» et «démagogie» des députés.

Une décision qui ne passe pas. La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a dénoncé ce dimanche 1er juin «le cynisme» et «la démagogie» des députés qui ont voté la suppression des ZFE. La pollution de l’air préoccupante est pourtant «un sujet de santé publique majeur» et cette décision améliore la mobilité de nombreux conducteurs, notamment les plus modestes, elle soulève des inquiétudes en matière de santé publique et d’engagements environnementaux. 

Accusés de «fermer les yeux»

La fin de ce dispositif, destiné à restreindre la circulation des véhicules les plus anciens et polluants, a été adoptée jeudi dernier notamment grâce aux voix du Rassemblement national, de son allié le mouvement UDR d’Eric Ciotti, de la droite LR mais aussi des députés LFI et de quelques macronistes, malgré l’opposition du gouvernement. «Ce que je déplore aujourd’hui, c’est la manière dont effectivement le paysage politique minore ce niveau de risque», a-t-elle déclaré lors de l’émission Question politiques sur France inter, Le Monde et France TV. «Parce qu’au fond, ils sont portés par une forme de lâcheté et de déni et que leur position est plutôt de fermer les yeux», a-t-elle estimé à l’issue d’une semaine marquée par des reculs écologiques.

«J’ai honte de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale (…) parce qu’à aucun moment, le sujet qui est au cœur de ce dispositif, qui est la question de la qualité de l’air, qui est la question de protéger les Français contre des décès précoces» n’a été au centre du débat, a dit la ministre.

Une alliance qui dérange 

Pour Agnès Pannier-Runacher, ce qui pose problème c’est aussi cette «alliance de circonstance» entre le RN, LR et LFI. «On est dans une situation où là encore, le cynisme le dispute au déni et je dirais à la lâcheté», a-t-elle taclé. Pour la ministre, LFI votait stratégiquement contre les ZFE «parce qu’ils ont beaucoup de députés dans des zones à faible émission». Ce n’est pas tout. Mécontente, la ministre exprime une forme de «démagogie» de convaincre les personnes aux revenus modestes «que parce qu’ils avaient une vieille voiture, ils ne pourraient plus aller dans aucune grande agglomération, (…) c’est absolument faux», s’indigne-t-elle.  

Elle a fait le point des différents cas autorisant à des voitures pourtant et anciennes polluantes de rouler dans les ZFE à savoir lors d’une circulation ponctuelle, d’un rendez-vous chez le médecin, d’un week-end, et d’une circulation avant 8h ou après 20h, donc que ce n’est pas handicapant, rapporte l’AFP. 

La ministre défend le bilan du gouvernement et le budget de l’écologie «qui a doublé entre 2017 et 2025». Pour elle, il faut se battre dans un contexte économique contraint «pour que les dépenses écologiques aillent directement aux projets qui ont le plus d’impact» et que cesse le financement «des niches brunes, c’est-à-dire des dépenses anti-écologiques». Elle a notamment critiqué le fait qu’«on taxe deux fois plus l’électricité fabriquée en France avec des emplois français (…) et décarbonée à 95% que le gaz qui est importé des Etats-Unis ou de Russie».



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