Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 1min – vidéo : 5min
5min
Direction les États-Unis, où les groupes suprémacistes blancs et néonazis se multiplient. Leur discours connaît un regain de popularité depuis l’élection de Donald Trump.
Au mois de février, un habitant de Lincoln Heights (Ohio, États-Unis) filmait un groupe de néonazis en train de faire le salut hitlérien. Le groupe raciste, venu provoquer les riverains d’un quartier afro-américain et affirmer la supériorité de la race blanche, a diffusé son intervention en direct sur les réseaux sociaux. Si en France, les propos racistes sont passibles d’une amende et d’une peine de prison, aux États-Unis, la liberté d’expression les protège.
« Ce qui est en train de se passer aux États-Unis, cette idéologie est encouragée par Donald Trump. Ils veulent revenir à cette belle et grande société blanche, alors que le monde est mélangé« , commente William Franklin, un habitant de Lincoln Heights.
Les suprémacistes ont en effet fait de Donald Trump leur champion. Dans une interview, le président américain dénonçait en 2024 un sentiment anti-blanc aux États-Unis. Le climat a permis la multiplication des « Active Club », des groupes d’hommes faisant la promotion d’une nation destinée uniquement aux Blancs. Leur fondateur, Robert Rundo, 34 ans, décrit un « mode de vie« . Condamné à de la prison pour avoir violé une loi anti-émeutes, il a été vu dans plusieurs manifestations pro-Trump en train de se battre avec des militants d’extrême gauche.
Si ces discours connaissent un regain de popularité, c’est également car ils peuvent compter sur un terreau fertile, dans un pays où les nationalistes blancs sont bien implantés. Dans certaines églises, les personnes de couleur ne sont d’ailleurs pas acceptées.
Regardez l’intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus