
L’influenceuse Rym Renom a été interpellée ce mercredi 28 mai alors qu’elle venait d’atterrir à l’aéroport de Roissy avec ses deux filles. Elle a été présentée à un juge des libertés et la détention qui l’a placée sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès.
Ce mercredi 28 mai, en début d’après-midi, l’influenceuse Rym Renom, poursuivie pour pratiques commerciales trompeuses, a été interpellée alors qu’elle venait d’atterrir à l’aéroport de Roissy, a appris CNEWS auprès de ses avocats, Me Margaux Mathieu et Me Jules Plancque, qui dénoncent «une mesure totalement inutile et disproportionnée».
L’ex-candidate de télé-réalité de 33 ans a en effet été arrêtée en présence de ses deux filles de 3 et 4 ans. Une situation jugée «indécente» par les avocats qui rappellent «la bonne foi manifeste» de leur cliente de coopérer avec la justice française dans le cadre de l’affaire pénale la concernant.
«Au terme d’un débat devant le juge des libertés et de la détention qui s’est déroulé ce soir en présence de son avocate, Rym Renom a été remise en liberté : elle est placée sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience à venir, au cours de laquelle elle pourra enfin se défendre», peut-on lire dans le communiqué de Me Margaux Mathieu et Me Jules Plancque, adressé à CNEWS.
Un premier jugement «non avenu»
Il est utile de rappeler que Rym Renom avait été condamnée le 5 avril à un an de prison ferme et 25.000 euros d’amende pour «pratiques commerciales trompeuses». Selon la justice, l’influenceuse présentait un «défaut d’indication de l’intention commercial» dans diverses publications, tout en faisant «la promotion de l’activité illicite d’une esthéticienne» qui réalisait des injections d’acide hyaluronique pour «augmenter les lèvres».
La trentenaire est donc accusée d’avoir mis en avant une esthéticienne non qualifiée pour une telle opération, face à ses 1,8 million de followers. L’influenceuse a ensuite formé opposition contre ce jugement, qui est «non avenu».
«L’affaire sera intégralement rejugée par le tribunal correctionnel de Versailles le 24 juin 2025, cette fois en sa présence et assistée de ses avocats. Elle conteste avoir commis les faits reprochés, à savoir des pratiques commerciales trompeuses», ont indiqué les avocats de Rym Renom dans le communiqué.
En juin 2023, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), avait déjà épinglé Rym Renom, ainsi que l’influenceur Julien Bert, pour des publications promotionnelles non présentées comme telles.