
La Russie a proposé ce mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul (Turquie), le 2 juin prochain. Un échange prévu dans le but de lui transmettre un «mémorandum», censé exposer ses conditions pour un accord de paix durable.
Un pas vers la paix ? Alors que le président américain Donald Trump a durci le ton face à la Moscou ces derniers jours, le Kremlin a proposé ce mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul, lundi prochain.
«Notre délégation par Vladimir Medinski est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes, reprenant à Istanbul le 2 juin», a annoncé le chef de la diplomatie russe dans un communiqué.
L’Ukraine s’est dite prête à des discussions plus directes, mais uniquement à condition que Moscou lui fournisse à l’avance ses conditions en vue d’une paix pour que la rencontre aboutisse à des résultats.
Des discussions de paix directes entre Kiev et Moscou s’étaient tenues le 16 mai à Istanbul, les premières depuis le début de l’attaque russe. Toutefois, ces échanges n’avaient pas abouti à un avancement vers une issue diplomatique au conflit, mais les deux camps s’étaient engagés à procéder à un échange de prisonniers.
Cependant, pour l’heure, les propositions officielles des deux rivaux semblent difficilement conciliables : la Russie exige, entre autres, que l’Ukraine lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion et que le pays renonce à jamais à rejoindre l’Otan. Des conditions «non-envisageables» pour les autorités ukrainiennes.
Nouveaux missiles et attaque de drones
Cette proposition survient à un moment où le vent semble tourner pour la Russie. En effet, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est engagé ce mercredi à aider Kiev à la production à la fois en Ukraine et en Allemagne de missiles longue portée (plus de 500km), susceptibles de lui permettre d’atteindre le territoire russe en profondeur.
Pour rappel, jusqu’à présent, l’Allemagne, qui est l’un des plus grands pourvoyeurs d’aide militaire à Kiev derrière les Etats-Unis, n’avait fourni à l’Ukraine que des armes d’une portée inférieure à 70 kilomètres environ.
Donald Trump a lui aussi récemment adopté un discours plus dur face à son homologue Russe, l’accusant de «jouer avec le feu», et dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a subi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.