le procès sur la mort de Diego Maradona au cœur d’un scandale

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By InfoHunter



Après plusieurs jours de suspension, le procès sur la mort de Maradona reprend ce mardi 27 mai à San Isidro. Les procédures ont notamment été compliquées par la mise en cause de l’une des juges, qui serait à l’origine d’un documentaire tourné pendant les audiences.

Un scandale d’Etat. Le procès sur la mort de Diego Maradona, qui reprend ce mardi 27 mai, pourrait être annulé à cause de soupçons importants autour du tournage illégal d’un documentaire orchestré par la juge Julieta Makintach.

Alors que sept professionnels de santé (médecins, psychiatre, psychologue, infirmiers) étaient accusés de négligences ayant potentiellement entraîné la mort de l’idole argentine, la reprise d’audience semble plus incertaine que jamais. En effet, deux avocats de la défense, dont Fernando Burlando, avocat des filles aînées de l’ancien footballeur, ont demandé la récusation voire la destitution de Julieta Makintach, l’une des trois magistrates de ce procès.

«Julieta Makintach n’a pas agi comme une juge, mais comme une actrice».

Fernando Burlando n’a pas manqué de s’exprimer au sujet de cette affaire : «C’est un scandale d’une ampleur telle que le monde entier parle de la justice argentine comme du pire des exemples. Julieta Makintach n’a pas agi comme une juge, mais comme une actrice».

Le pénaliste Adrian Tenca, considère lui que le procès doit être «annulé» : «Le procès ne peut pas continuer même si c’est une honte et un manque total de respect pour Maradona, ses sœurs, ses filles et tous les Argentins qui veulent une justice équitable».

L’avocat de l’ex-compagne de celui qui était surnommé «El Pibe de Oro» («le garçon en or»), Mario Baudry, a quant à lui déclaré : «Tout le monde a désormais la sensation que ceci est vicié le plus sain est qu’on recommence tout à zéro», précisant qu’un nouveau procès pourrait voir le jour en début d’année 2026.

Les premiers doutes sont nés dès mars dernier avec l’enregistrement vidéo de certaines interventions de Julieta Makintach par des personnes présentes lors du procès alors que les caméras étaient formellement interdites. Pour de telles pratiques, ils encourent entre 8 et 25 ans de prison.

La défense de Julieta Makintach affaiblie par des vidéos

La magistrate n’a pas tardé à démentir son implication dans une quelconque production audiovisuelle, mais à la suite de perquisitions menées par les autorités argentines, sa défense s’est affaiblie.

Elle a notamment publié une déposition dans laquelle elle concède avoir préparé un documentaire mais elle dément tout lien avec le procès sur la mort de Diego Maradona. Elle explique que ce documentaire est centré sur «son rôle de juge et de femme, sans référence au procès proprement dit».

Des images de vidéosurveillance la montrent cependant en train d’être filmée, quelques jours avant le procès, dans les locaux du tribunal. Accompagnée d’une équipe, elle donnait des interviews au sujet de son métier, mais parlait également de ce procès extrêmement attendu.



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