les derniers mots de Joël Le Scouarnec, jugé pour viols et agressions sexuelles aggravées sur 299 personnes, avant le verdict

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By InfoHunter



Dans ses derniers mots, Joël Le Scouarnec, jugé pour viols et agressions sexuelles aggravées contre 299 personnes, a indiqué ce lundi 26 mai ne solliciter «aucune clémence» de la cour. Le verdict pourrait être rendu mercredi 28 mai. 

Après les réquisitions de l’avocat général Stéphane Kellenberger, le procès de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles aggravées sur 299 personnes, pour la plupart mineures au moment des faits, est entré dans sa phase terminale ce lundi 26 mai avec les derniers mots de l’accusé, avant un délibéré potentiellement rendu mercredi 28 mai. 

Lors de sa prise de parole, Joël Le Scouarnec s’est adressé, d’abord, aux victimes indiquant avoir «pris conscience de la douleur immense qu’ont provoqué mes crimes, sur eux, et sur leurs proches». Son message était destiné «à toutes ces femmes, à tous ces hommes, qui ont eu à subir des actes les plus ignobles qu’on puisse commettre».

Puis, dans un second temps, l’ex-chirurgien pédocriminel s’est tourné vers la cour, affirmant ne solliciter «aucune clémence». «À la cour, je ne sollicite aucune clémence. Accordez-moi seulement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut», a-t-il déclaré à la barre. 

C’est à l’issue de ces mots que la cour s’est retirée, peu après midi, pour le délibéré et l’audience a été suspendue. Le verdict devrait tomber mercredi 28 mai. 

Dans cette affaire, la peine de 20 ans de réclusion criminelle et une rétention de sûreté des deux tiers avaient été requises, vendredi 23 mai, par l’avocat général à l’encontre de Joël Le Scouarnec

Un accusé «dénu de tout affect» et relevant une «absence d’empathie»

Pour lui, cet accusé «continue de débiter des mots de façon atone, stéréotypé et dénué de tout affect», relevant une «absence d’empathie». L’avocat général avait également dénoncé vendredi un comportement «préoccupant» et une «posture d’autorité» de la part de Joël Le Scouarnec. «Combien de fois s’est-il exprimé de façon docte, professorale. Semblant faire un cours à cette cour ?», s’était-il interrogé avant d’ajouter : «Il donne à voir ce qu’il est».

Depuis le 24 février 2025, date du début de ce procès très médiatisé, Joël Le Scouarnec n’avait «jamais remis en question son professionnalisme». Selon Stéphane Kellenberger, l’accusé «se distancie des actes qu’il a commis en les intellectualisant. Mais quid de son ressenti ?».

L’avocat général avait également pointé du doigt une sorte de «lâcheté» de la part de Joël Le Scouarnec qui «exerçait dans des établissements modestes lui permettant de se retrouver dans des effectifs moindres».

Concernant les faits, Joël Le Scouarnec aurait agi entre 1989 et 2014, profitant de son statut de médecin. À l’époque, il exerçait dans plusieurs hôpitaux de l’ouest de la France. Il avait déjà été condamné, en 2020, à quinze ans de prison pour des faits de violences sexuelles sur quatre enfants. Le verdict est attendu le 28 mai prochain.

Il est également utile de rappeler que Joël Le Scouarnec a déjà été condamné en 2020 à Saintes (Charente-Maritime) à 15 ans de réclusion pour des viols et agressions sur plusieurs fillettes.



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