
Le mis en cause dans l’affaire du réseau Telegram de pédocriminalité, qui a tenté de mettre fin à ses jours en se défenestrant, est un «évêque» alsacien de l’Eglise gallicane. Il se dit ami avec Brigitte Bardot et Alain Delon.
Son pronostic vital est toujours engagé. L’un des 55 hommes, interpellés en France dans le cadre d’un vaste coup de filet de démantèlement d’un réseau de pédocriminalité agissant à l’aide de Telegram, a tenté de mettre fin à ses jours ce vendredi, en se défenestrant depuis le troisième étage d’un bâtiment.
Raphaël S., 45 ans, devait comparaître dans l’après-midi devant le tribunal de Strasbourg, pour des faits de détention et diffusion d’images pédopornographiques, entre le mois de mars 2019 et mai 2025.
Marié, mais résidant chez sa mère
L’homme serait, selon l’AFP, un «évêque» de l’Église gallicane, une association qui se présente comme chrétienne mais, qui est séparée de l’Église catholique, et n’est reconnue par aucune confession.
Né en septembre 1979 à Strasbourg, Raphaël S. a une compagne mais est sans enfant et, selon les informations de l’AFP, habitait avec sa mère.
Interpellé ce lundi, l’homme de foi travaillait dans un Ehpad et se décrit, sur les réseaux sociaux, comme un «militant dans le domaine de la protection animale». Sans antécédents judiciaires, il avait été déféré, mercredi, puis placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son audience en comparution immédiate. Il avait néanmoins déjà reconnu les faits.
«Il reconnaît les faits et il voulait s’en expliquer devant ses juges en essayant de trouver une solution sur le plan médical», et par le biais d’un «traitement avec un psychothérapeute», a déclaré son avocat à la presse vendredi. En effet, selon Me Michaël Wacquez, son client «soignait» des «pulsions» par le «visionnage d’images».
Des liens avec Brigitte Bardot et Alain Delon
Selon le journal local DNA, Raphaël S. avait béni la chapelle privée d’Alain Delon, dont il était – d’après le média – «proche».
Le mis en cause avait expliqué à nos confrères de Closer et de DNA qu’il avait fait la rencontre du défunt acteur «par l’intermédiaire de Brigitte Bardot», qu’il qualifiait comme étant «une amie».
L’homme est actuellement dans le coma. Il fait ainsi partie des 55 mis en cause interpellés cette semaine. Parmi eux figurerait aussi un grand-père, un ambulancier, un professeur de musique, des célibataires et des «bons pères de famille», d’après l’AFP.
Ils ont tous en commun d’avoir été en lien avec des pédocriminels «extrêmement dangereux», incarcérés depuis l’été dernier, a expliqué ce jeudi à l’AFP le commissaire Quentin Bevan, chef du pôle opérationnel de l’Office des mineurs (Ofmin).