dans une lettre poignante, la mère de l’adolescent tué sort du silence quatre mois après la mort de son fils

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By InfoHunter



Le 24 janvier dernier, Elias était attaqué à la machette à la sortie de son entraînement de football. Il succombera à ses blessures le lendemain. Pour la première fois, sa mère s’exprime publiquement dans une lettre ouverte.  

Quatre mois après le meurtre d’Elias, sa mère prend la parole pour la première fois. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Figaro, Stéphanie revient sur le drame qui a touché sa famille le 24 janvier dernier.  

Ce jour-là, Elias, un adolescent de 14 ans, sort de son entraînement de football. «Comme chaque vendredi» raconte Stéphanie, il devait l’appeler pour discuter de sa journée. Mais ce 24 janvier, c’est un ami d’Elias qui se saisit du téléphone pour l’informer que son fils a été «poignardé avec une machette».  

Elias succombera à ses blessures le samedi 25 janvier.  

Ce dimanche 25 mai, quatre mois jour pour jour après le décès de son fils et en ce jour de fête des mères, Stéphanie a décidé de sortir du silence pour dénoncer l’inaction de la justice et du gouvernement. Dans sa lettre, elle pointe notamment les défaillances d’un système qu’elle juge en partie responsable de la mort d’Elias.  

«Depuis quatre mois, j’attends des réponses et je ne vois rien venir», écrit-elle dans son texte qui met en lumière les failles de notre justice et la fait s’interroger : «Qui s’est moqué d’Elias ?»  

«Je patiente»  

Stéphanie révèle ainsi ce 25 janvier que les deux adolescents, mis en cause dans la mort de son fils, «se retrouvent régulièrement autour du Stade Jules-Noël» dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, lieu du drame, pour y «commettre des délits» et ce «malgré une interdiction juridique d’entrer en contact».  

Une situation qui la pousse à remettre en cause le fonctionnement de nos institutions. Elle s’insurge notamment contre certaines décisions prises par le juge des enfants qui a ordonné «à deux reprises (en 2024 et 2025) une interdiction d’entrer en contact des deux délinquants, sans vérifier leurs adresses». Une honte pour la mère de famille puisque les deux hommes «habitent dans la même résidence».  

Elle interpelle également les ministres la Santé, de l’Education nationale, de la Justice et de l’Intérieur, qu’elle accuse de ne pas avoir «pris la mesure de la dérive d’une partie de la jeunesse, de son ensauvagement, de l’impact des réseaux sociaux et de la banalisation de la violence chez les adolescents».  

Enfin, elle s’adresse à la maire du 14e arrondissement, Carine Petit, «qui n’a pas jugé bon de sécuriser les abords du stade qu’elle savait mal fréquentés».  

Aujourd’hui, Stéphanie réclame des réponses. «Je patiente», écrit-elle. Et un jour, elle en est certaine, elle saura «qui s’est moqué» de sa douleur et de sa famille.  



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