
Une voiture immatriculée «7 OKTOBR», en référence à la date de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël, a été aperçue à Bruxelles. Une affaire qui a immédiatement suscité une indignation générale.
Vive indignation en Belgique. Ce jeudi 22 mai, une voiture immatriculée «7 OKTOBR» a été repérée dans les rues de Bruxelles. Une provocation qui fait bien entendu référence à la date symbolique de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
D’après le quotidien généraliste DH (La Dernière Heure), qui a relaté les faits, cette plaque d’immatriculation avait déjà été signalée dès la fin avril à la police de la zone Bruxelles-Ouest.
Une provocation qui a notamment suscité l’indignation du président du Mouvement Réformateur (MR), Georges-Louis Bouchez : «Au début, je n’y croyais pas… Nous demandons que cette plaque soit immédiatement retirée et que son propriétaire soit poursuivi». Il en a également profité pour remettre en question le système d’immatriculation : «Cela prouve clairement que le mécanisme de contrôle ne fonctionne pas.»
Automobilist die rondreed met nummerplaat ‘7 OKTOBR’ veroorzaakt verontwaardiging: “Dit is diep schandalig”
@GLBouchez @MR_officiel https://t.co/IrhgoHrYEu— John Hendrickx (@he_john) May 22, 2025
Une liste noire de termes interdits
Le Service Public Fédéral Mobilité belge n’a pas voulu confirmer si la plaque avait été délivrée par la DIV (Direction de l’Immatriculation des Véhicules), ni depuis combien de temps cette plaque est en circulation. «Nous ne communiquons jamais de détails sur des cas individuels… Il est possible qu’il n’y ait pas eu d’intention malveillante», s’est exprimé le porte-parole Thomas De Spiegelaere.
Pourtant, il existe une liste noire interdisant toutes plaques personnalisées qui renvoient à des références offensives, xénophobes, terroristes ou politiques. Il est notamment stipulé que chaque demande d’une nouvelle plaque soit contrôlée par des fonctionnaires. «Il est toujours possible que quelque chose passe entre les mailles du filet, mais cela reste très rare», a indiqué Thomas De Spiegelaere.
Passible d’une amende
Le média belge Moustique, rapporte que l’utilisation frauduleuse d’une plaque d’immatriculation constitue une infraction grave.
Elle est passible d’amendes administratives allant de 55 à 1.650 euros, voire de poursuites pénales en cas de récidive ou d’intention manifeste de nuire. Le certificat d’immatriculation peut également être retiré.
Le Service Public Fédéral Mobilité a affirmé que le conducteur du véhicule avait été contacté.