4 rendez-vous à réserver avant l’été pour les fans de musique baroque

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By InfoHunter



La musique baroque, ça n’est pas que Lully ou Les Quatre Saisons de Vivaldi. Période musicale féconde en expérimentations, elle a transformé la musique occidentale. Voici quatre concerts qui devraient offrir aux amateurs un large éventail de ce répertoire si séduisant.

23 mai : musique sacrée à Versailles

Le baroque à Versailles, c’est un peu comme un retour à la maison. Sous l’impulsion de Louis XIV, la production, les effectifs et les lieux de diffusion vont connaître un essor unique dans l’histoire de France. Le roi exigeait de la musique à toute heure de la journée, et chaque messe donnait lieu à une nouvelle partition, sans parler des fêtes, réceptions et loisirs qui en étaient ponctués. 

Cette fois, c’est à la Chapelle royale que donne rendez-vous Reinoud van Mechelen et son ensemble A nocte temporis, accompagné du prestigieux Chœur de Chambre de Namur. Il offrira au public deux oeuvres de Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749), célèbre compositeur pour Louis XIV et Louis XV, dont son unique oratorio connu, L’histoire de la femme adultère, ainsi que la Missa Assumpta est Maria du célèbre Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).

Louis-Nicolas Clérambault, Te Deum, Histoire de la femme adultère, vendredi 23 mai, 20h, Chapelle Royale, Versailles (78).

5-6 juin : le baroque dansé à la philharmonie

Certains ensembles ont su, depuis longtemps, imposer leur vision du répertoire baroque, faisant de chaque concert ou enregistrement un événement. Les Arts Florissants, créés par l’immense William Christie, en fait partie. Et Paul Agnew, qui a pris sa suite à la direction, perpétue avec la même exigence et virtuosité cet héritage. Comme en témoigne l’intérêt qu’il porte au compositeur italien Carlo Gesualdo (1566-1613), dont les oeuvres sont un trait d’union entre le style renaissance et le style baroque. 

Accompagné du chorégraphe Amala Dianor et de ses danseurs, Les Arts Florissants proposent pour l’occasion deux soirées «hybrides» sous forme de spectacle, à partir de l’oeuvre «Répons pour la Semaine Sainte», qui «peuvent être considérés comme le testament de Gesualdo, personnage étrange, violent, vindicatif et cependant d’une grande piété» comme l’indique Paul Agnew.

Gesualdo Passione, Les arts Florissants et la Compagnie Amala Dianor, 5 et 6 juin, 20h, Philharmonie de Paris (Paris 19e).

17 juin : L’italie à Notre-Dame de Paris

S’il est désormais possible de retourner dans la cathédrale Notre-Dame de Paris après les travaux de restauration, rien de mieux qu’un concert en son sein pour laisser la musique redonner vie au sublime édifice. Lieu majeur de la renaissance musicale en Europe au XIIe siècle, le monument accueille le 17 juin un concert au programme très alléchant, qui lorgne du côté de l’Italie baroque, et de deux de ses plus grands représentants. 

Les solistes de la Maîtrise de N-D de Paris proposent ainsi plusieurs pièces du père de l’opéra Claudio Monteverdi (1567-1643), dont les sublimes Salve Regina ou le Duo Seraphim, suivies de l’Histoire de Jephté, tirée de l’ancien testament, composée par Giacomo Carissimi (1605-1674), un motet poignant aux sublimes polyphonies. 

Cantate Domino, C.Monteverdi, G.Carissimi, Maîtrise de N-D de Paris, 17 juin, Cathédrale Notre-Dame de Paris (Paris 4e).

23 juin : 20 ans d’orgue de St-Louis-en-l’île

S’il reste souvent associé à une musique confidentielle réservée à de fins connaisseurs, l’orgue n’en est pas moins l’un des instruments emblématiques de la musique baroque, dont la sonorité est capable de faire ressentir toutes les émotions, des plus subtiles aux plus puissantes – à son auditoire. 

Pour ceux qui hésiteraient encore à y consacrer une soirée, le concert du 23 juin en l’Église Saint-Louis-en-l’Île vaut le détour. Organisé pour célébrer les 20 ans du sublime orgue Aubertin, il offrira à l’organiste titulaire Benjamin Alard – qui a collaboré avec l’immense Gustav Leonhardt – l’occasion d’interpréter des oeuvres de Bach, Bruna, Couperin, Rameau, et quelques incursions dans un répertoire plus récent, avec Saint-Saëns et Messiaen. De quoi accéder à des émotions uniques que seul ce gigantesque instrument peut offrir, sur simple participation du public.

20 ans du Grand Orgue de Saint-Louis-en-l’Île, Benjamin Alard, 23 juin, Église Saint-Louis-en-l’Île (Paris 4e).



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