
Ce mercredi 21 mai, le procès du braquage de la star américaine Kim Kardashian entre dans sa phase décisive. En effet, la cour d’assises spéciale de Paris doit prononcer ses réquisitions à l’encontre des 10 accusés.
Les «papys braqueurs» bientôt fixés sur leur sort. Une semaine après le témoignage de la star américaine Kim Kardashian sur son braquage parisien en 2016, le procès entre désormais dès ce mercredi 21 mai dans sa phase décisive, et ce avec les réquisitions contre les dix accusés, attendues ce jour à partir de 9h.
Ainsi, les «papys braqueurs» attendent désormais les peines qui seront réclamées à leur encontre dès ce mercredi. L’enjeu de cette journée est de taille. Car en effet, pour la plupart des accusés, un retour en détention est fortement redouté.
«On est jamais préparés mais bien sûr, il va falloir payer les pots cassés», avait admis au début du procès le premier accusé Yunice Abas. Pourtant, il est à noter que la grande majorité des 10 accusés sont déjà passés par la case prison en janvier 2017 après leur arrestation. Certains d’entre eux ont passé quelques mois tandis que d’autres plusieurs années. Ils ont ensuite été, tous, remis en liberté.
La durée des réquisitions est fixée à trois heures. L’avocate générale Anne-Dominique Merville a fait peu de mystère pendant les trois semaines du procès de ce qu’elle pensait des accusés : pas des «papys braqueurs» mais des malfrats multirécidivistes, «chevronnés» et au plan minutieusement préparé, s’est-elle échinée à répéter.
Mardi 13 mai dernier, Kim Kardashian avait raconté le calvaire qu’elle a vécu durant la nuit du 2 au 3 octobre 2016. Au cours d’une audience ayant duré plus de 5 heures, elle a livré sa version des faits, indiquant penser qu’il «s’agissait d’un attentat terroriste». «A l’époque il y avait beaucoup d’attentats terroristes dans le monde, cela m’arrivait d’en parler avec mes cercles. Ce soir-là, je me demandais s’il s’agissait d’un attentat terroriste», avait-elle dit.
«Mes chevilles étaient toujours liées et j’étais bâillonnée»
Devant la cour d’assises de Paris, la vedette de téléréalité avait indiqué qu’elle était «certaine de mourir cette nuit-là». J’ai dit «ils peuvent tout prendre mais il faut que je puisse rentrer chez moi, j’ai des bébés s’il vous plaît», avait-elle affirmé.
Kim Kardashian avait raconté avoir été dans emmenée dans sa chambre par deux individus, dont l’un porteur d’une arme à feu pointée en direction de la star. Cette dernière a été ligotée. A côté, se trouvait Aberrahmane O., le concierge également ligoté.
«J’ai regardé le concierge et je lui demandais si c’était la fin pour nous. Le concierge ne savait pas ce qu’il se passait. Ils ont utilisé un câble de cirage et un scotch. J’étais devenue hystérique. Il m’a dit « tais-toi, ça va bien se passer »», avait poursuivi Kim Kardashian.
Pendant plusieurs minutes, Kim Kardashian se trouvait au lit puis a été tirée par l’un des individus. A ce moment-là, la star américaine croyait qu’elle allait être «violée», selon ses dires. Puis, elle a été emmenée à la salle de bain. Les deux braqueurs avaient ensuite pris la fuite.
«Je me demandais s’ils allaient revenir ou pas. Mes chevilles étaient toujours liées et j’étais bâillonnée. J’ai réussi à enlever le scotch de mes poignets grâce au robinet du lavabo de la salle de bain et j’ai sautillé jusqu’en bas des escaliers pour retrouver Simone», avait déclaré la star américaine.