
Vladimir Poutine a déclaré ce lundi que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un «mémorandum» concernant «un éventuel traité de paix» entre les deux pays, le président russe estimant que les discussions avec Kiev allaient dans «la bonne voie» après des pourparlers pourtant infructueux à Istanbul.
Quelques minutes après un échange téléphonique avec Donald Trump, Vladimir Poutine s’est dit prêt à travailler avec Kiev. Ce lundi 19 mai, le président russe a indiqué être en faveur d’un «mémorandum» concernant «un éventuel traité de paix».
Le maître du Kremlin a également appelé Kiev à des «compromis», alors qu’il maintient des demandes maximalistes depuis le début de l’offensive de son armée contre l’Ukraine lancée en février 2022.
«La Russie proposera et est prête à travailler avec la partie ukrainienne sur un mémorandum concernant un éventuel futur traité de paix» a déclaré Vladimir Poutine à la presse à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue américain Donald Trump.
Une discussion «très instructive»
Vladimir Poutine s’exprimait à la télévision russe à l’issue d’une conversation «de plus de deux heures» qu’il a jugée «utile» et «très instructive et très franche» avec son homologue américain Donald Trump, qui pousse Moscou et Kiev à cesser les combats.
Cet appel intervenait trois jours après les premiers pourparlers de paix entre Russes et Ukrainiens depuis le printemps 2022, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu, comme réclamé par Kiev et ses alliés.
Cette réunion a mis en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et Kiev.
Jusque-là, Vladimir Poutine a maintenu des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.
L’Ukraine a fermement rejeté ces exigences et a demandé que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention. Pour éviter une nouvelle invasion russe dans le futur, Kiev appelle également à des «garanties de sécurité» solides.