
Le viticulteur qui est accusé d’avoir insulté Sandrine Rousseau en juin 2023, lors d’un déplacement de la députée écologiste à Ventenac-Cabardès dans l’Aude, va être fixé sur son sort ce vendredi 16 mai. Il est notamment jugé pour avoir lancé à l’élue : «Va faire la soupe, salope».
Une décision attendue par l’élue. Le tribunal judiciaire de Carcassonne doit rendre, ce vendredi 16 mai, sa décision dans l’affaire du vigneron accusé d’avoir proféré des insultes sexistes à l’encontre de Sandrine Rousseau lors d’un déplacement dans l’Aude le 13 juin 2023.
En effet, au moment des faits, la députée écologiste, accompagnée de la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, se rendait à Ventenac-Cabardès pour soutenir les opposants à un projet de golf.
Des excuses présentées lors du procès
C’est en se rendant dans une ferme que les deux femmes politiques ont été prises à partie par des agriculteurs. L’un d’eux a alors lancé : «Va faire la soupe, salope». À la suite d’une enquête, l’homme a été poursuivi pour «outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique».
Lors du procès, le 28 mars, une amende de 3.000 euros, dont 2.000 avec sursis, a été requise à l’encontre du vigneron. La procureure de la République a estimé qu’il s’agissait de propos «empreints d’un sexisme et d’une misogynie décomplexés».
À la barre, l’agriculteur a présenté ses excuses à la députée, ajoutant ne pas avoir été dans son «état normal» ce jour-là, en raison de la fatigue liée à son métier.