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Fin du suspense. Le Kremlin a dévoilé, mercredi 14 mai, la liste des personnalités composant la délégation russe qui doit se rendre jeudi à Istanbul (Turquie) pour des discussions directes avec l’Ukraine : Vladimir Poutine, le président russe, n’est pas du voyage. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait pourtant exprimé son souhait de le voir. Il avait même déclaré qu’il allait « attendre » personnellement son homologue russe à Istanbul. Mais face à l’intransigeance de Moscou, Kiev avait estimé que l’absence du maître du Kremlin à Istanbul signifierait que la Russie ne veut pas la paix. Suivez notre direct.
Le président russe a tenté de jouer les médiateurs. Lors d’une conversation téléphonique, Luiz Inacio Lula da Silva a appelé, mercredi 14 mai, son homologue russe Vladimir Poutine à se rendre en Turquie pour des discussions sur le conflit en Ukraine avec Volodymyr Zelensky, a affirmé la présidence brésilienne, mercredi 14 mai, à la veille de discussions à Istanbul, en Turquie. « Je vais essayer de parler à Poutine », avait prévenu le dirigeant brésilien lors d’une conférence de presse à Pékin, avant une escale prévue à Moscou lors de son retour, ajoutant : « Ça ne me coûte rien de lui dire : ‘Eh, camarade Poutine, va à Istanbul négocier, bon sang’. »
Le chef de l’ONU appelle à un cessez-le-feu « immédiat » pour une « paix juste ». Selon Antonio Guterres, un cessez-le-feu « ouvrirait la voie à une paix juste (…) fondée sur la Charte des Nations unies et le droit international, notamment le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Il l’a déclaré lors d’une conférence de presse à Berlin aux côtés du chancelier allemand, Friedrich Merz.
Le Kremlin s’inquiète du possible partage de la dissuasion nucléaire française avec d’autres pays européens. « Le déploiement d’armes nucléaires sur le continent européen, ce n’est pas ce qui apportera de la sécurité, de la prévisibilité et de la stabilité », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il réagissait aux propos d’Emmanuel Macron. Dans son intervention télévisée, mardi, le président français a franchi un pas supplémentaire vers l’élargissement de sa dissuasion nucléaire à l’Europe.
Jean-Noël Barrot menace la Russie de « sanctions dévastatrices ». Les Etats-Unis et les Européens doivent « se préparer à brandir des sanctions dévastatrices » pour contraindre la Russie à cesser sa guerre en Ukraine, a déclaré mercredi Jean-Noël Barrot. Le ministre des Affaires étrangères a affirmé sur BFMTV qu’il rencontrerait jeudi en Turquie le sénateur américain Lindsey Graham, « qui a conçu un paquet de sanctions extrêmement puissantes, avec des droits de douane de 500% sur les importations de pétrole russe et de 500% sur les pays qui aujourd’hui continuent d’importer du pétrole russe ». « C’est une manière de prendre la Russie à la gorge », a-t-il poursuivi.