
Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi que son homologue syrien Ahmad al-Chareh lui a assuré être prêt à accéder à sa demande d’une normalisation des relations de son pays avec Israël, un engagement que Damas n’a jusqu’ici pas évoqué publiquement.
La Syrie signera-t-elle les accords d’Abraham ? Interrogé sur une potentielle normalisation des relations entre Israël et la Syrie, malgré de vives tensions au Moyen-Orient, Donald Trump qui a rencontré son homologue syrien ce mercredi affirme que ce dernier lui aurait répondu par l’affirmative.
«Je lui ai dit, j’espère que vous rejoindrez (les accords d’Abraham, ndlr) une fois que vous aurez réglé votre situation et il m’a dit « oui ». Mais ils ont beaucoup de travail à faire», a déclaré Donald Trump dans l’avion qui l’emmenait au Qatar.
Des relations restaurées
Outre cette annonce, la rencontre entre Donald Trump et Ahmad al-Chareh a aussi permis de confirmer la levée des sanctions américaines contre la Syrie par le locataire de la Maison Blanche représente un tournant, mais il reste plusieurs obstacles avant que l’économie ne puisse se remettre des années d’isolement et de guerre.
La diplomatie syrienne s’était réjoui mardi de ce «tournant décisif», d’autant que l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont déjà assoupli leurs propres régimes de sanctions. Le ministre syrien des Finances, Mohammad Yassir Barniyeh, avait déclaré mardi à l’agence officielle Sana que cette décision «aidera la Syrie à reconstruire ses institutions, à fournir les services essentiels à la population, et à ouvrir de grandes perspectives d’investissement tout en restaurant la confiance dans l’avenir du pays».
La majorité des sanctions américaines ont été imposées après le début du conflit en 2011. Elles visaient l’ancien président Bachar al-Assad qui a réprimé dans le sang des manifestations anti-gouvernementales, mais aussi plusieurs membres de sa famille, ainsi que des responsables politiques et économiques.