
Une violente bagarre a éclaté lundi 12 mai au soir dans l’enceinte de la cour d’assises de Gironde, à Bordeaux lors du procès de trois jeunes, jugés pour la mort d’un adolescent de 16 ans, mortellement blessé lors d’une fusillade sur fond de rivalités entre quartiers.
Une scène d’une rare violence au sein d’un tribunal. Trois jeunes hommes comparaissaient ce lundi 12 mai, devant la cour d’assises de Gironde, à Bordeaux, pour la mort d’un adolescent de 16 ans survenue le 2 janvier 2021.
La victime, qui vendait des pâtisseries pour partir au ski au pied d’un immeuble du quartier bordelais des Aubiers, avait été mortellement blessée lors d’une fusillade, sur fond de rivalité entre plusieurs quartiers de la ville.
Une bagarre en pleine salle d’audience
Mais lors de la première journée d’audience, les affrontements entre bandes rivales se sont déportés au sein même du palais de justice.
«L’atmosphère était étonnamment calme toute la journée. Puis en fin d’audience, on a vu arriver au compte-goutte une vingtaine de jeunes habillés de noir, avec des gabarits de Malabar, qui se sont assis sur un banc au fond de la salle», a décrit Me Yann Herrera, qui défend les proches de Lionel Sess.
Alors que la salle se vidait, «des dizaines de personnes ont commencé à se battre, dont certaines portaient des gants coqués, dans un sas entre la salle d’audience et la salle des pas perdus, puis dans la salle d’audience elle-même», a détaillé l’avocat.
Un des accusés violemment attaqué
«Une horde d’une vingtaine de personnes se sont notamment rués sur mon client, qui a été blessé à l’épaule», a expliqué à son tour un des avocats des accusés qui comparaissait libre, Me Grégoire Mouly. «De ma vie d’avocat, je n’ai jamais vu un tel déferlement de violence dans une salle d’audience», a-t-il pointé.
«A l’issue de la première journée d’audience, des incidents graves ont eu lieu dans la salle d’audience et la salle des pas perdus de la cour d’appel, entraînant en particulier des blessures sur les fonctionnaires de police intervenus pour ramener l’ordre», a résumé la cour d’appel dans un communiqué publié lundi 12 mai.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la rixe et l’audience, prévue jusqu’au 23 mai, «se poursuivra jusqu’à son terme sous surveillance renforcée», a ajouté la juridiction.