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L’américain Keith Kellogg, émissaire pour l’Ukraine de Donald Trump, a réagi à son tour à la proposition du président russe, Vladimir Poutine, de lancer des négociations « directes » et « sans condition préalable » entre la Russie et l’Ukraine dès jeudi, tout en ignorant l’appel à un cessez-le-feu lancé par Kiev et ses alliés européens. « Il faut arrêter le massacre ! Il faut un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours d’abord et, pendant ce temps, passer à des discussions de paix globales. Pas l’inverse », a déclaré sur X l’Américain, dimanche 11 mai. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré sur X être « prêt » à des pourparlers avec Moscou, tout en attendant de la Russie qu’elle s’engage à un cessez-le-feu. Suivez notre direct.
Un « tournant historique » selon la Turquie. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé dimanche qu’un « tournant historique » avait été atteint pour mettre fin à la guerre en Ukraine, lors d’un entretien téléphonique avec le président français, Emmanuel Macron.
Le président russe n’exclut pas un cessez-le-feu. Vladimir Poutine n’a « pas exclu » que l’idée d’un cessez-le-feu soit discutée lors de pourparlers avec Kiev mais il a souligné que ces discussions devraient porter sur « les causes profondes du conflit » – qu’il a qualifié de « guerre » bien que ce terme soit rejeté par les autorités russes – « dans une perspective historique ».
« Insuffisant » pour Macron. C’est « un premier mouvement mais il n’est pas suffisant », a réagi Emmanuel Macron dimanche après la contre-proposition de Vladimir Poutine. « Le cessez-le-feu inconditionnel n’est pas précédé par des négociations, par définition », a-t-il poursuivi. Il a estimé que cette contre-proposition montrait que le président russe « cherche une voie, mais il y a toujours chez lui la volonté de gagner du temps ». La proposition russe est « loin d’être suffisante », a commenté le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz.
Un plan présenté samedi par Kiev et ses alliés européens. L’Ukraine et ses principaux alliés européens, ainsi que les Etats-Unis, veulent forcer Moscou à accepter un cessez-le-feu de 30 jours à partir de lundi, sous peine de sanctions. Emmanuel Macron a par ailleurs menacé la Russie de sanctions « massives » et « coordonnées » par l’Europe et les Etats-Unis si Moscou n’accepte pas, ou « viole » le cessez-le-feu proposé. Vladimir Poutine a reproché aux Européens de traiter la Russie « de manière grossière et à l’aide d’ultimatums ».
Donald Trump dit « continuer à travailler » avec Kiev et Moscou. « Potentiellement un grand jour pour la Russie et l’Ukraine ! » a écrit le président américain sur son compte Truth Social, sans expliciter à quoi il faisait référence, ajoutant : « Pensez aux centaines de milliers de vies qui seront sauvées avec la fin, espérons-le, de ce ‘bain de sang’ sans fin. (…) Je continuerai à travailler avec les deux parties pour m’assurer que cela se produise ».