
L’élu du Doubs, Ismaël Boudjekada, a été placé en détention provisoire pour apologie du terrorisme ce lundi 5 mai, et ce dans l’attente de son jugement, a appris CNEWS auprès du parquet de Paris. Il avait qualifié l’ex-chef du Hamas Yahya Sinouar, tué par l’armée israélienne, de «héros» et de «martyr».
Des propos graves. En octobre 2024, le député UDR de la 3e circonscription du Doubs, Matthieu Bloch, avait saisi le procureur de la République de Montbéliard pour des propos jugés «délictuels» tenus par l’ancien candidat aux Législatives Ismaël Boudjekada, qualifiant l’ex-chef du Hamas Yahya Sinouar de «héros» et de «martyr».
Ainsi, l’élu municipal d’opposition, inscrit au fichier des personnes recherchées, avait été interpellé samedi 3 mai 2025 à l’aéroport de Bâle-Mulhouse dans un avion qui le ramenait d’un séjour en Arabie Saoudite.
Déféré ce lundi 5 mai en comparution immédiate au parquet de Paris pour être jugé notamment pour «apologie d’acte de terrorisme en ligne, apologie publique de crime ou délit et divulgation d’information personnelle exposant autrui à un risque», Ismaël Boudjekada a finalement été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement qui aura lieu le 3 juillet prochain, a indiqué le parquet de Paris à CNEWS ce mardi.
Concernant les faits, c’est à travers une publication sur le réseau social X que le conseiller municipal de la commune de Grand-Charmont s’était exprimé sur la mort de Yahya Sinouar. «Un héros est mort. Ce martyr est l’un des plus chanceux d’entre nous», avait-il écrit, déplorant que «les médias occidentaux refusent de partager quelques-unes de ses déclarations profondément pacifistes».
Cependant, Ismaël Boudjekada a fini par supprimer sa publication. Toutefois, ses propos ont provoqué l’ire du député Matthieu Bloch. «Mon devoir de parlementaire commande en effet de signaler toute infraction dont j’ai connaissance», écrivait-il, estimant qu’en désignant l’ancien dirigeant du Hamas par le qualificatif de «héros», Ismaël Boudjekada «remet en cause le caractère terroriste du pogrom du 7-Octobre 2023».
Pour rappel, Ismaël Boudjekada avait déjà été condamné en première instance «par le tribunal de Nanterre le 21 juin 2024 «pour le même délit d’apologie du terrorisme».