Sara Aagesen a admis la possibilité d’une anomalie initiale provenant d’installations photovoltaïques dans le sud-ouest de l’Espagne, tout en défendant les énergies renouvelables.
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Presque une semaine après la méga-coupure électrique qui a frappé la péninsule ibérique, la ministre de l’Environnement espagnole a averti qu’il faudrait « de nombreux jours » avant de connaître les causes précises de l’incident. Dans un entretien à El Pais, dimanche 4 mai, Sara Aagesen évoque notamment un « système électrique (…) très complexe ». « Toutes les hypothèses sont ouvertes », a assuré la ministre, même celle de la « cyberattaque ».
Interrogée à plusieurs reprises sur le rôle qu’auraient pu jouer les énergies renouvelables dans cette panne, la ministre a fini par admettre la possibilité d’une anomalie initiale provenant d’installations photovoltaïques dans le sud-ouest de l’Espagne, comme l’avait déjà évoqué le gestionnaire du réseau électrique espagnol (REE). « A ce jour, nous ne savons pas quelles installations ont cessé de fonctionner dans le système », a déclaré Sara Aagesen.
« Parler de solaire photovoltaïque pourrait être précipité, même si on voit sur la carte les différentes technologies de production de la région, et qu’il y a beaucoup de solaire photovoltaïque dans le sud-ouest de l’Espagne », a-t-elle poursuivi. « Les énergies renouvelables ne sont pas dangereuses en soi », a insisté la ministre. Les « pointer du doigt comme l’origine de l’incident » résulte, selon elle, d’« un diagnostic facile », et est « irresponsable et simpliste ».
Après la coupure, des experts du secteur se sont interrogés sur un éventuel déséquilibre entre production et demande d’électricité, plus difficile à corriger sans technologies adéquates dans un réseau où l’éolien et le solaire pèsent davantage, qui aurait pu contribuer à l’effondrement du système espagnol.
« Les énergies renouvelables permettent à l’Espagne d’atteindre une indépendance énergétique très importante dans un monde géopolitiquement vulnérable. »
Sara Aagesen, ministre de l’Environnement espagnoleà « El Pais »
La production d’électricité dans le pays a incorporé ce « mix énergétique depuis longtemps », a rappelé la ministre, « écartant » d’emblée la piste de l’entrée « d’une grande quantité d’énergie renouvelable dans le système, puisqu’il y a eu bien d’autres jours avec plus de production solaire en Espagne, et bien moins de demande, et [que] le système a très bien fonctionné ».