
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé ce jeudi 1er mai que Vladimir Poutine est désormais «le seul obstacle à la paix en Ukraine». La Russie n’a, selon lui, «fait aucun effort».
«Je crois que désormais c’est clair comme de l’eau de roche que le seul obstacle à la paix en Ukraine aujourd’hui c’est Vladimir Poutine», a déclaré Jean-Noël Barrot, ce jeudi 1er mai. Au lendemain de la signature entre Washington et Kiev d’un accord sur les minerais, le chef de la diplomatie française estime que l’Ukraine a «tenu sa part du marché».
Accordant une interview à l’AFP peu après avoir rencontré son homologue américain, Marco Rubio, Jean-Noël Barrot a rappelé qu’en plus de l’accord sur les minerais, l’Ukraine «a accepté un cessez-le-feu sans condition».
«Pendant ce temps-là, la Russie de Vladimir Poutine n’a fait aucun effort, n’a envoyé aucun signe qu’elle est prête au cessez-le-feu et à la paix à laquelle aspire le président Donald Trump et à laquelle aspirent les Européens et bien évidemment les Ukrainiens », a-t-il poursuivi.
De nouvelles sanctions
Dans ce contexte, le ministre a indiqué que les Européens préparent une nouvelle série de sanctions contre la Russie. Elles seront coordonnées avec les Etats-Unis en cas de refus continu de Moscou de tout cessez-le feu en Ukraine.
Faisant référence au sénateur républicain qui a proposé de durcir les sanctions américaines contre la Russie, Jean-Noël Barrot a déclaré : «Je me suis engagé hier (mercredi) auprès de Lindsey Graham à ce que nous tentions de coordonner, à la fois sur la substance mais aussi sur le calendrier, ces deux paquets de sanctions».
En parallèle, le chef de la diplomatie française a souligné «l’expertise» de la France en matière de terres rares, jugeant possible de voir l’Hexagone conclure à son tour un accord économique avec l’Ukraine en la matière.