
Les parents de Lorène, l’adolescente de 15 ans poignardée à mort par Justin P. dans le collège-lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes (Loire-Atlantique) jeudi 24 avril, ont lancé une cagnotte «pour l’aide psychologique à l’enfance».
À la suite de l’attaque au couteau commise par Justin P., un adolescent de 16 ans, dans le collège-lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes (Loire-Atlantique) jeudi 24 avril dernier, au cours duquel Lorène, une adolescente de 15 ans, a perdu la vie après avoir été lardée de 57 coups de couteau, les parents de la lycéenne ont décidé d’ouvrir une cagnotte.
Mise en ligne sur la plate-forme «la cagnotte des proches», celle-ci est destinée à «l’aide psychologique à l’enfance». «L’objectif est de récolter des dons à destination du réseau d’intervenants à l’aide psychologique des enfants et des adolescents», peut-on lire sur le site. «Cette aide pourra être bénéfique pour les victimes de cette tragédie mais aussi pour pallier au désengagement financier du service public», peut-on lire.
La cagnotte, dont la somme récoltée s’élève à ce stade à plus de 16.000 euros, est destinée plusieurs organismes bénéficiaires.
Comme l’avait précisé le procureur de la République de Nantes Antoine Leroy vendredi 25 avril lors d’une conférence de presse, Lorène était la seule personne à qui Justin P., visage complètement dissimulé et équipé de son couteau, s’en est pris.
«Il a continué à s’acharner sur elle alors qu’elle était tombée à terre»
«Devant l’enseignant et les élèves, le mis en cause donnera des coups de couteau exclusivement sur cette jeune fille», a indiqué le procureur, ajoutant que Justin P., a porté «57 coups de couteau sur le corps de cette victime», dont «le haut du corps, le crâne, dans la gorge. Les coups de couteau mortels ont été donnés dans la veine jugulaire ainsi que la carotide».
«La victime a subi ces coups de couteau à la fois quand elle était debout avant de tomber à terre. Tous les témoins présents indiquent qu’il a continué à s’acharner sur elle alors qu’elle était tombée à terre», avait déclaré le magistrat.
Alors que la professeure ainsi qu’un certain nombres d’élèves avaient réussi à quitter la pièce, le suspect les avait suivi avant de traverser le couloir et de se rendre dans la salle d’en face où était dispensé un cours d’anglais. Justin P. entrait dans la pièce et «sans distinction, au hasard, il s’en prenait à trois étudiants, deux garçons et une jeune fille. Des coups de couteau sont donnés sur ces trois personnes».
À la suite de ces faits, Justin P., qui aurait une certaine fascination pour Adolf Hitler, a été hospitalisé en psychiatrie.