Ce coup de filet intervient alors que l’Assemblée nationale s’apprête à voter une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les narcotrafiquants pour une adoption définitive.
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Les forces de l’ordre ont procédé à une nouvelle interpellation, mardi 28 avril, dans le cadre de l’enquête sur les attaques mystérieuses de prisons au nom d’un groupe inconnu « DDPF » (« Défense des droits des prisonniers français »), a appris franceinfo auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat). Il s’agit d’une personne détenue placée en garde à vue, a précisé la même source, ce qui porte à 26 le nombre de personnes interpellées depuis lundi. Leurs gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Des perquisitions ont également eu lieu, d’après un communiqué cosigné lundi par le Pnat et la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco). Selon les magistrats spécialisés, les faits sont « susceptibles de s’inscrire » dans la « très grande criminalité organisée », qui était l’une des pistes envisagées, avec celle de l’ultragauche et des ingérences étrangères.
Le Pnat recense une quinzaine d’attaques entre le 13 et le 21 avril, mais d’autres faits ont visé des établissements pénitentiaires, sans que des « liens » puissent « nécessairement » être établis « à ce stade » avec cette enquête, a souligné le Parquet antiterroriste, qui a été néanmoins avisé par les parquets locaux.
Ce coup de filet intervient alors que l’Assemblée nationale s’apprête mardi, après le Sénat lundi, à voter une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les narcotrafiquants pour une adoption définitive.