
Le procès du braquage et de la séquestration de Kim Kardashian à Paris, en 2016, s’ouvre ce lundi 28 avril. Parmi les 12 accusés, 10 seront jugés durant les trois semaines à venir devant la cour d’assises.
À compter de ce lundi 28 avril, et jusqu’au vendredi 23 mai, dix personnes doivent comparaître devant la cour d’assises de Paris dans le cadre du procès lié au braquage de la star américaine Kim Kardashian, survenu en octobre 2016.
Ceux qui sont connus aujourd’hui sous le surnom des «papis braqueurs» sont tous poursuivis notamment pour «vol en bande organisée avec arme, arrestation, enlèvement et séquestration ou détention arbitraire de plusieurs personnes, et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, au préjudice de Kim Kardashian et d’autres personnes».
Il faut noter qu’initialement, 12 prévenus devaient comparaître dans le cadre de cette même affaire. Or, le 11e accusé est décédé depuis les faits tandis que le dernier ne sera pas jugé durant les trois prochaines semaines au regard de son état de santé.
Yunice A.
Né en août 1953 et originaire de la région parisienne, Yunice A. fait partie des dix prévenus jugés ce jour. Cet homme est accusé notamment d’avoir «frauduleusement soustrait notamment des bijoux et du numéraire au préjudice de Kimberley Kardashian» et d’avoir enlevé et séquestré la star américaine ainsi que le réceptionniste de l’établissement dans lequel elle séjournait, Abderrahmane O..
Lors des faits, Yunice A. était en état de récidive. En effet, dix ans avant les faits, soit le 7 novembre 2006, l’homme a déjà été condamné par la cour d’appel de Bruxelles pour des faits de nature criminelle.
À la suite du braquage de Kim Kardashian, Yunice A. a été placé sous mandat de dépôt en janvier 2017. Celui-ci a été prolongé à deux reprises jusqu’en octobre 2018, mois au cours duquel ce prévenu a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Aomar A.K.
Le 2e mis en cause dans cette affaire est Aomar A.K., né en mai 1956 en Algérie. L’homme, âgé de presque 69 ans, est déjà connu de la Justice étant donné qu’il a été condamné le 13 octobre 2010 par le tribunal correctionnel de Versailles pour des faits liés au trafic de stupéfiants survenus en 2004.
Il est poursuivi pour les mêmes faits reprochés à Yunice A. et était en état de récidive lors des faits. De plus, Aomar A.K. est accusé d’avoir détenu «frauduleusement plusieurs documents administratifs», dont un passeport et une carte d’identité au nom de Pascal L., garde du corps de Kim Kardashian.
Aomar A.K. a été interpellé à son domicile situé à Vincennes. Lors des perquisitions, les policiers ont retrouvé la somme de 17.000 euros, deux balises trackers, un micro espion, des jumelles, des talkies walkies ainsi que le faux passeport et la carte d’identité au nom de Pascal L.
En garde à vue, ce prévenu avait déclaré vivre en cavale à la suite de sa condamnation. Son mandat de dépôt ayant été prolongé à cinq reprises, de 2017 à 2020, Aomar A.K. a été placé sous contrôle judiciaire en mars 2020.
Harminv A.K.
Fils d’Aomar, Harminv A.K. est né en septembre 1987 dans le Gard. Cariste intérimaire de profession, cet homme de 38 ans aujourd’hui est poursuivi pour les mêmes faits reprochés à Aomar A. K. et à Yunice A. mais également pour avoir «acquis et détenu sans autorisation une ou plusieurs armes munitions ou leurs éléments essentiels de catégorie B, en l’espèce des munitions de calibre 9 mm».
Harminv A.K. a été interpellé chez sa mère à Créteil, dans le Val-de-Marne. Lors des perquisitions, plusieurs téléphones portables, la somme de 400 euros en numéraire ainsi qu’un chargeur vide de pistolet à gaz ont été saisis.
Ce trentenaire est mis en examen pour «vol avec usage ou sous la menace d’une arme et en bande organisée, d’enlèvement ou séquestration à l’égard de plusieurs personnes, d’association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes ou délits punis de 10 ans d’emprisonnement et d’acquisition et détention sans autorisation de munitions ou de leurs éléments essentiels».
Didier D.
Comme les deux premiers suspects, Didier D. était déjà connu de la justice lors du braquage de Kim Kardashian. Ce natif de Paris, âgé de 69 ans aujourd’hui, est placé sous contrôle judiciaire depuis 2017.
Il est poursuivi notamment pour l’enlèvement et la séquestration de Kim Kardashian et d’Abderrahmane O., ainsi que pour la détention d’une ou plusieurs armes, munitions ou éléments essentiels de catégorie A (un fusil d’assaut) et de catégorie B (canon d’arme, une culasse, diverses pièces métallique dont un chargeur courbe et des munitions de calibre 7,62 mm).
Lors des perquisitions, des centaines d’euros en numéraire ont été saisis ainsi que plusieurs téléphones portables, une perruque, des gants noirs et des bonnets. Un fusil a été découvert au domicile de son logeur.
Marc-Alexandre B.
Né en décembre 1989 dans le département des Alpes-Maritimes, Marc-Alexandre B. était connu des autorités judiciaires à l’époque des faits puisqu’il a été condamné le 18 juillet 2013 par le tribunal de Grasse pour des délits punis de 10 ans d’emprisonnement.
Ainsi, lors du braquage, cet homme était en état de récidive légale. Il est accusé d’enlèvement et de séquestration, d’avoir participé à un groupement ou une entente établie en vue de la préparation caractérisée par un ou plusieurs faits matériels d’un ou plusieurs crimes, en l’espèce le crime de vol en bande organisée et d’avoir «acquis et détenu sans autorisation une ou plusieurs armes munitions ou leurs éléments essentiels de catégorie B en l’espèce un pistolet semi-automatique de marque MAUSER ainsi qu’un chargeur et 15 cartouches de calibre 7.65 mm».
Ce prévenu a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en 2020, deux ans après son placement sous mandat de dépôt.
Florus H.
Ce barman de 52 ans est, comme les autres prévenus, sous contrôle judiciaire depuis les faits. Il comparaît pour trois chefs d’accusation, dont l’enlèvement et la séquestration de la star américaine ainsi que l’acquisition et la détention «sans autorisation d’ une ou plusieurs armes, munitions ou leurs éléments essentiels de catégorie B en l’espèce un pistolet à répétition semi-automatique».
Gary M.
Le 7e accusé est Gary M., né en juin 1989 à Paris. Cet homme, aujourd’hui âgé de 36 ans, est poursuivi pour «des faits de vol en bande organisée et avec usage ou menace d’une arme commis le 3 octobre 2016 ( notamment vol de bijoux et du numéraire)» au préjudice de Kim Kardashian ainsi que pour «des faits d’enlèvement et de séquestration».
Christiane G.
Cette retraitée de 78 ans fait également partie des prévenus. Elle est accusée «de s’être rendu complice, à Paris et sur le ressort de la JIRS de Paris, en tout cas sur le territoire national, courant octobre 2016 des faits d’enlèvement et séquestration commis le 03 octobre 2016».
Elle est également poursuivie pour avoir «participé a un groupement ou une entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes, en l’espèce le crime de vol en bande organisée notamment en utilisant des téléphones dédiés, en organisant des rencontres avec d’autres individus participant au projet, en achetant du matériel de surveillance, un fauteuil roulant et un véhicule dédié sous des identités usurpées, en fournissant de faux documents pour procéder à l’acquisition et l’immatriculation dudit véhicule en procédant à des repérages dans Paris et en proche banlieue».
François D.
François D., né en novembre 1962, est le 9e accusé à comparaître devant la cour d’assisses de Paris dans le cadre du braquage de Kim Kardashian.
Cet homme accusé d’avoir fourni de faux documents et d’avoir participé «aux formalités pour procéder à l’acquisition et l’immatriculation dudit véhicule, en procédant à des repérages dans Paris et en proche banlieue, et ce, en état de récidive légale pour avoir été définitivement condamné le 11 mars 2014 par le tribunal correctionnel de Toulouse pour des délits punis de 10 ans d’emprisonnement».
Marc B.
Père de Marc-Alexandre B., ce retraité originaire du Puy-de-Dôme est le dernier accusé des «papys braqueurs».
Il doit comparaître pour acquisition et détention «sans autorisation d’une ou plusieurs armes, munitions ou leurs éléments essentiels de catégorie B, en l’espèce un pistolet semi-automatique de marque Mauser ainsi qu’un chargeur et 15 cartouches de calibre 7.65 mm et ce en état de récidive légale pour avoir été définitivement condamné le 18 juillet 2013 par le tribunal correctionnel de Grasse pour des délits punis de 10 ans d’emprisonnement»