La piste islamophobe est privilégiée et le parquet national antiterroriste « suit de près » l’enquête.
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Publié
Temps de lecture : 1min
Plusieurs dizaines d’enquêteurs sont mobilisés dans une « chasse à l’homme » contre l’homme suspecté d’avoir tué un fidèle malien de la mosquée de La Grand-Combe (Gard), de plusieurs dizaines de coups de couteau, vendredi matin, a appris samedi franceinfo auprès du procureur d’Alès. Une enquête pour « assassinat » est ouverte, indique le parquet.
Le suspect activement recherché a une « vingtaine d’années« , est né en France et de « nationalité française ». Il est inconnu des services de police et de justice. Dans une vidéo qu’il a enregistrée et diffusée sur les réseaux sociaux, il dit à la victime agonisante : « Je l’ai fait (…) », avant d’insulter « Allah » et de dire « qu’il compte bien faire d’autres victimes ». La victime, un homme d’une vingtaine d’années, et son agresseur étaient alors seuls à l’intérieur de la mosquée lorsque l’agresseur a demandé à la victime de lui apprendre la prière, avant de lui porter plusieurs dizaines de coups de couteau et de prendre la fuite.
Le corps de la victime, qui a reçu 40 à 50 coups de couteau, selon les premières estimations avant autopsie, a été découvert seulement en fin de matinée, lorsque d’autres fidèles sont arrivés pour la prière du vendredi.
La piste islamophobe est privilégiée et le parquet national antiterroriste, qui est « toujours en observation », « suit de près » l’enquête. La garde à vue du frère du suspect a été levée ce samedi en début de soirée, aucune charge n’ayant pour le moment été retenue contre lui, a indiqué le procureur de la République à l’Agence Radio France.