
Un lycéen a attaqué ce jeudi 24 avril des élèves de l’établissement Notre-Dame-de-Toutes-Aides, tuant une fille de 17 ans et blessant trois autres camarades. L’assaillant avait envoyé un manifeste aux jeune fréquentants le lycée, avant son passage à l’acte.
Un texte dans lequel s’entremêlent phrases toutes faites et opposition au modèle sociétal actuel. L’auteur de l’attaque mortelle du lycée de Nantes, un adolescent de 15 ans nommé Justin P., qui a poignardé à mort une camarade tandis que trois autres élèves ont été blessés, avait envoyé à l’ensemble des lycéens un manifeste d’une dizaine de pages avant son passage à l’acte.
Baptisé «L’action immunitaire», cet écrit séquencé en trois «chapitres» semble être un recueil des songes les plus sombres de l’auteur de l’attaque.
Dans la première partie de son texte, Justin P. revient sur les effets néfastes de l’homme sur la planète. «Les incendies, les pandémies, les effondrements écologiques et autres sont autant des messages clairs : il est temps de cesser de défier les lois du vivant», ajoutant que son «combat n’est pas un caprice idéologique mais une urgence biologique».
Plus loin dans le texte, le lycéen revenait sur la violence «systémique» diffusée dans la société via, selon lui, «les médias, l’éducation et les réseaux sociaux».
«Il adorait Hitler»
D’après le témoignage d’une collégienne auprès de l’AFP, les idées tranchées et spéciales du principal suspect étaient connues. «Les gens le connaissaient comme dépressif, il disait qu’il adorait Hitler. Il a envoyé un mail de 13 pages à tout le monde pour expliquer tous ses problèmes à midi», expliquait l’élève.
«Le lycéen, les gens le connaissaient parce qu’il était bizarre, il suivait des groupes néo-nazis sur les réseaux. On est tous un peu choqués», a de son côté indiqué un autre collégien.
Ce jeudi soir, il a été placé en psychiatrie, a indiqué le procureure de Nantes. «Le psychiatre ayant procédé à l’examen du mis en cause a conclu à l’incompatibilité de son état de santé avec la mesure de garde à vue en cours», et va être «conduit à l’hôpital», expliquait-il.