
L’adolescent de 16 ans accusé d’avoir agressé un rabbin à Orléans le 22 mars dernier a été condamné par le tribunal à 16 mois de prison ferme, a indiqué le parquet ce mercredi.
Une décision attendue. Interpellé et placé en détention provisoire depuis le 24 mars dernier, l’adolescent de 16 ans, accusé d’avoir agressé le rabbin d’Orléans, a été condamné ce mercredi 23 avril à 12 mois de prison ferme pour «violences volontaires (…) commises en raison de l’appartenance, réelle ou supposée, de la victime à une religion», ainsi que 4 mois de prison ferme pour deux autres affaires conjointes au dossier, a indiqué le parquet.
Dans cette affaire, le jeune mineur a été interpellé le jour des faits, le 22 mars dernier, par les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) après avoir «frappé à la tête, mordu à l’épaule et insulté» un rabbin qui sortait de la synagogue. Au moment des faits, la victime était accompagnée de son fils de 9 ans.
Ainsi, selon la procureure de la République d’Orléans Emmanuelle Bochenek-Puren, la même infraction est reprochée au mineur «s’agissant des violences psychologiques subies par le jeune garçon à l’occasion de cette agression, avec la circonstance aggravante de commission sur un mineur âgé de 15 ans».
Individu connu sous plusieurs identités
Il est à noter que, lors de l’interpellation de cet adolescent de 16 ans, les policiers ont trouvé en sa possession «une quantité de 2 grammes de résine de cannabis». Selon le parquet, il est connu des services de justice et était impliqué «dans trois procédures judiciaires, conduites entre octobre 2024 et décembre 2024, pour des faits de trafics de stupéfiants et de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique à Marseille, et de vol aggravé sur la commune d’Orléans».
Cependant, lors de chaque interpellation, l’individu a donné une identité différente. À la suite de cette nouvelle agression, il a refusé «de se soumettre aux relevés signalétiques et aux prélèvements biologiques permettant son identification».
Un refus qui n’a pas duré longtemps puisqu’il s’y est soumis en fin de compte. «Il a alors admis être de nationalité marocaine», a précisé la procureure de la République d’Orléans.