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Le nombre de baptêmes a considérablement augmenté en France. S’agit-il d’un retour du fait religieux dans notre société, comment interpréter un tel phénomène ? Pour en parler, Sophie Gherardi, directrice du Centre d’étude du fait religieux contemporain (Cefrelco), est l’invitée de « La Matinale », lundi 21 avril.
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Le nombre de baptêmes connaît une hausse importante en France. Plus de 10 000 adultes se sont fait baptiser dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 avril, à l’occasion du week-end pascal, soit une progression de 45% en un an, selon la Conférence des évêques de France, une grande première depuis la création de cette enquête il y a vingt ans. « C’est un flux croissant depuis quand même une bonne dizaine d’années », relève Sophie Gherardi, directrice du Centre d’étude du fait religieux contemporain (Cefrelco), invitée de « La Matinale » ce lundi 21 avril.
« Mon analyse, c’est que c’est quand même l’effet retard du Covid », estime la conseillère de la rédaction de Sciences humaines, « parce que les gens expliquent qu’ils mettent deux ou trois ans avant de mûrir cette décision », ajoute-t-elle. « Ils viennent de milieux, soit qui ne sont pas de la même religion, soit qui sont (…) athées, puis après, il faut deux ans de préparation au baptême », explique Sophie Gherardi. « Tout le monde sait que la période du Covid a été un moment où les gens ont remis en cause des tas de choses », pointe-t-elle encore.
Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus