des ministres britanniques s’organiseraient contre la décision de la Cour suprême, selon des révélations de presse

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By InfoHunter



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Ce dimanche 20 avril, le Daily Mail a révélé l’indignation du Parti travailliste vis-à-vis de la récente décision de la Cour suprême britannique de fonder la définition légale d’une femme sur le sexe biologique. Dans des conversations privées et obtenues par le média, plusieurs députés et membres du gouvernement semblent s’organiser pour une éventuelle riposte. 

Un double-jeu à l’œuvre ? Alors qu’en public le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer affirme soutenir la décision de la Cour suprême selon laquelle seul le sexe biologique d’une femme la définit, il semblerait qu’en privé certains de ses ministres ne partagent pas cet avis. 

En effet, des conversations privées, notamment tenues sur WhatsApp et obtenues par l’hebdomadaire, révèlent l’indignation de certains membres du gouvernement

Les ministres prévoyant même de tenir une réunion le plus tôt possible cette semaine pour «décider de la voie à suivre» et «s’organiser». 

des propos «assez épouvantables»

Dans des messages envoyés dans la soirée de jeudi 17 avril, soit au lendemain de la décision historique de la Cour suprême sur la définition légale d’une femme, le ministre de la Culture britannique, Chris Bryant, s’est joint à une attaque contre la baronne Falkner. 

Celle qui est également présidente de la Commission pour l’égalité (EHRC) avait déclaré plus tôt dans la journée que la loi induisait clairement que les femmes transgenres ne pouvaient plus utiliser les installations réservées uniquement aux femmes (comme les toilettes et les vestiaires) ou participer à des compétitions sportives féminines. 

Des propos qualifiés «d’assez épouvantables» par un député, ce à quoi a acquiescé Chris Bryant. 

Dans un message publié sur le groupe WhatsApp LGBT+ des députés travaillistes, la ministre de l’Intérieur, Angela Eagle, a déclaré : «La décision – de la Cour suprême – n’est pas aussi catastrophique qu’elle n’y paraît, mais les directives de l’EHRC pourraient l’être. Il y a déjà des signes montrant que certains organismes réagissent de manière excessive.» 

Ces propos font possiblement écho à l’annonce de la police des transports britanniques indiquant que les fouilles à nu des femmes transgenres seront maintenant réalisées par des agents masculins.

Une décision désapprouvée par un autre député du groupe WhatsApp qui écrit : «Je suis triste de voir certaines institutions ignorer la position de la Cour suprême selon laquelle les personnes transgenres sont quand même toujours protégées par la loi sur l’égalité» et contre les discriminations.

Ce à quoi la ministre de l’Intérieur a répondu en disant : «Nous devons continuer à protéger la liberté des gens d’explorer leur orientation sexuelle et leur identité de genre. Les transgenres ne se sentiront plus protégés maintenant, nous devons nous en souvenir et nous organiser.»

Avant que la plus haute instance juridique britannique ne rende sa décision, les associations LGBTQIA+ s’inquiétaient déjà que les femmes transgenres ne puissent plus accéder à certains lieux, comme les centres d’hébergement pour femmes. 

Aujourd’hui, même si ses conséquences restent encore floues, la décision de la Cour suprême divise le Royaume-Uni. 

Mims Davies, ministre chargée des Femmes et de l’Égalité déclare au Daily Mail : «En public, Keir Starmer et son cabinet ont prétendu soutenir le jugement de la Cour suprême. Mais en privé, nous savons que le parti travailliste est furieux, comme le prouvent ces textes.»

Ces révélations surviennent au lendemain d’importants rassemblements, à Londres ou encore à Edimbourg, où se sont réunis des milliers de manifestants pour les droits des personnes transgenres. 





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