
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué ce mardi que «la balle est dans le camp de la Chine» si cette dernière souhaite abaisser, voir supprimer, les droits de douane faramineux imposés par le président américain, Donald Trump, à son encontre.
L’illustration parfaite de l’expression «jeter de l’huile sur le feu». Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré ce mardi devant la presse américaine que «la balle est dans le camp de la Chine» si elle veut abaisser les droits de douane imposés par Donald Trump. Elle a ajouté que Washington n’a «pas besoin d’un accord avec elle», ravivant ainsi les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et la Chine.
«La Chine veut ce que nous avons, ce que chaque pays veut et que nous avons: le consommateur américain. Dit autrement, les Chinois ont besoin de notre argent. Le président a, de nouveau, clairement affirmé qu’il était ouvert à un accord avec la Chine. Mais c’est la Chine qui a besoin d’un accord avec les Etats-Unis», a précisé Karoline Leavitt.
Les deux pays sont entrés dans une surenchère de droits de douane, se rendant coup pour coup pour monter à plus de 125% de droits de douane de part et d’autre sur les produits importés depuis son rival. Tandis que les droits de douane réciproques imposés aux autres pays ont été mis en pause pour 90 jours, ceux visant la Chine sont toujours effectifs.
Une exemption de taxes pour certains produits
La Maison Blanche a finalement annoncé vendredi ne pas appliquer ces taux faramineux aux ordinateurs, smartphones et autres produits électronique, ainsi qu’aux semiconducteurs, dont beaucoup viennent de Chine.
Le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, a cependant assuré que cette pause était temporaire, le temps de mettre en place des droits de douane sectoriels qui devraient intervenir «d’ici un mois ou deux».
Lundi, son ministère a lancé une enquête sur le sujet, ainsi que sur les produits pharmaceutiques, pour déterminer si la prépondérance des importations dans ces deux secteurs représentait, ou non, un risque pour la sécurité nationale.
Il s’agit de la première étape en vue de la mise en place de droits de douane sectoriels, dans une procédure déjà utilisée pour justifier ceux imposés à l’acier et l’aluminium ou aux automobiles.