
Luigi Mangione, accusé d’avoir assassiné un patron de l’assurance santé privée UnitedHealthCare, a contesté ce vendredi 11 avril la demande de l’administration de Donald Trump de le condamner à la peine de mort.
Une affaire qui n’est pas près de se terminer. Au début du mois d’avril, la ministre américaine de la Justice Pam Bondi a publiquement demandé aux procureurs fédéraux chargés de l’affaire de requérir la peine de mort contre Luigi Mangione, l’accusant d’avoir perpétré «un acte de violence politique» qui «a choqué l’Amérique».
Le jeune homme de 26 ans est devenu, malgré son incarcération, un héros chez certains Américains qui critiquent le système de santé outre-Atlantique, a contre-attaqué ce vendredi dans un document judiciaire, exhortant à la justice américaine de s’opposer à cette demande.
«L’Etat américain compte tuer M. Mangione afin d’en faire un coup politique», ont dénoncé ses avocats. En rendant publique sa demande de peine de mort, la ministre de la Justice a bafoué le droit de l’accusé à une procédure judiciaire équitable, ont-ils estimé.
Ce choix, annoncé par communiqué, constitue une décision «politique, arbitraire et capricieuse, une violation du protocole vis-à-vis de la peine de mort, et porte un préjudice inaltérable à cette procédure», ont dénoncé les avocats de Luigi Mangione.
Si l’État de New York a aboli la peine de mort, ce n’est pas le cas de l’État fédéral, qui a exécuté 16 personnes depuis une cinquantaine d’années, essentiellement au cours du premier mandat de Donald Trump.
Luigi Mangione a été arrêté le 9 décembre dernier. Il est accusé d’avoir assassiné Brian Thompson, le directeur général d’UnitedHealthcare premier assureur santé privé du pays, cinq jours plus tôt en tirant plusieurs balles sur lui en pleine rue à New York.