Manuel Valls de retour en Nouvelle-Calédonie ce samedi pour «entamer de véritables négociations politiques»

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By InfoHunter



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Le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, revient ce samedi 29 mars en Nouvelle-Calédonie, pour discuter sur l’avenir institutionnel de ce territoire meurtri par les émeutes de 2024 à l’heure où toutes négociations semblent bloquées. Les discussions doivent débuter dès ce samedi après-midi et se prolonger jusqu’au 1er avril.

À peine un mois après son précédent déplacement, Manuel Valls est déjà de retour. Le ministre des Outre-mer est attendu ce samedi 29 mars en Nouvelle-Calédonie avec une idée bien précise en tête : débloquer les négociations. Meurtri par les émeutes de 2024, l’avenir institutionnel du territoire demeure incertain. Pour la première fois depuis 2021, son passage en février dernier avait permis de réunir à la même table indépendantistes et loyalistes autour d’un calendrier et d’une méthode jugée constructive par tous les acteurs. 

«Tout est fragile»

Depuis février, les discussions ont continué et des «ateliers techniques» ont été organisés autour de six thématiques, dont la citoyenneté calédonienne, les compétences régaliennes, la gouvernance ou encore la décolonisation. «Tout est fragile», a toutefois reconnu mardi Manuel Valls devant la délégation aux Outre-mer. 

À l’occasion de sa visite de quatre jours principalement dédiée à des rencontres avec les délégations locales, il entend «entamer de véritables négociations politiques». Les discussions doivent débuter dès samedi après-midi et se prolonger jusqu’au 1er avril. Cette fois-ci, Manuel Valls restera essentiellement à Nouméa, mais échangera toutefois dimanche soir avec la société civile calédonienne et visitera un lycée lundi matin.

Un «cadre méthodologique clair» avant tout

Malgré des progrès salués, les négociations peinent encore à débuter et le chemin reste long avant un accord. Avant de s’engager dans d’éventuelles négociations, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principale alliance indépendantiste désormais dirigée par Christian Tein, détenu en métropole pour son rôle présumé dans les émeutes de 2024, exige «l’établissement d’un cadre méthodologique clair». 

Ce cadre interviendrait afin de définir «le format, le calendrier, la méthode et l’ordre du jour» de négociations qui ne débuteront pas avant l’aboutissement de discussions sur ce que le Front appelle des «éléments incontournables», poursuit le FLNKS dans un communiqué publié vendredi 28 mars. Ceux-ci concernent notamment la présence à la table des négociations de Christian Tein, qui devrait donc être sorti de prison, mais aussi la supervision des discussions par les Nations unies.

«Passer de la parole aux actes»

Les loyalistes attendent donc désormais de «passer de la parole aux actes», a indiqué à l’AFP un conseiller des Loyalistes, principal parti non-indépendantiste, sous couvert d’anonymat. «Nous sortons d’une semaine de discussions autour d’ateliers thématiques, on ne peut pas aller beaucoup plus loin (…). Les Calédoniens attendent que l’on ouvre les discussions», a-t-il précisé.

La Nouvelle-Calédonie est plongée dans une crise profonde depuis les émeutes de 2024 qui lui ont coûté 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts. «Si nous ne parvenons pas à un compromis, la Calédonie s’enfoncera inexorablement», alerte Philippe Dunoyer, élu du parti non-indépendantiste modéré Calédonie ensemble, alors que se profilent également les élections provinciales, cruciales sur l’archipel. Après avoir été décalées d’un an, elles auront lieu fin novembre 2025 prochain.



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