
Le parquet de Paris a requis une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de trois ans à l’encontre de Gérard Depardieu. L’acteur est jugé pour «agressions sexuelles» sur deux femmes lors du tournage du film «Les Volets verts».
Ce jeudi 27 mars, le parquet de Paris a requis à l’encontre de l’acteur Gérard Depardieu, jugé pour «agressions sexuelles», la peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire de 3 ans.
Le procureur Laurent Guy a également demandé la somme de 20.000 euros d’amende, une obligation de soins et l’indemnisation des parties civiles.
De plus, le ministère public a requis une privation du droit d’éligibilité pendant une durée de 2 ans ainsi qu’une inscription au Fijas, soit le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
«On a quand même dans ce dossier des victimes qui maintiennent leurs dires. On a quelqu’un qui change de version (Gérard Depardieu : ndlr). Et on a trois témoins visuels de gestes appuyés sur Amélie au moment crucial. Ce qui incontestablement constitue une agression sexuelle», a dit le procureur lors de la prononciation des réquisitions.
Après les réquisitions, l’avocat de Gérard Depardieu, Me Jérémie Assous, a déclaré qu’il a «assisté à du vent, de grandes généralités, aucune précision». L’audience doit désormais se poursuivre avec des plaidoiries de la défense.
Durant son procès, Gérard Depardieu a reconnu, pour la première fois, un contact physique sur l’une des plaignantes. «Je l’ai peut-être frôlée avec le dos dans le couloir, mais je ne l’ai pas touchée !», a affirmé à la barre l’acteur, niant une toute agression sur le tournage du film Les Volets verts» de de Jean Becker.
«Je n’ai pas fait d’agression sexuelle, une agression c’est plus grave que ça je crois», ajoute l’acteur. «Plus grave que quoi ?», l’interpelle l’avocate de Sarah (prénom modifié), Me Claude Vincent. «Plus grave qu’une main aux fesses. Enfin, je n’ai pas mis de main aux fesses!», s’empresse d’ajouter l’acteur.
Sarah, 34 ans, indique avoir été agressée ensuite à deux reprises, touchée sur les fesses et sur les seins. Les deux dernières fois, assure-t-elle, «j’ai dit non !», passée la sidération.