« Ce qui me marque encore, c’est sa sauvagerie », témoigne Amélie, l’une des victimes, à la barre

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By InfoHunter



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Gérard Depardieu a été entendu par le tribunal correctionnel de Paris, mardi 25 mars, sur des faits d’agressions sexuelles. Les deux plaignantes, la décoratrice et l’assistante réalisatrice sur le film Les Volets verts de Jean Becker, accusent Gérard Depardieu d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel et d’outrages sexistes lors du tournage. La première, Amélie, a ensuite raconté les faits et répondu aux questions de la cour. « J’ai été pétrifiée par ses mots, ce gros visage rouge », a-t-elle relaté, interrogée par le président sur le fait de ne pas avoir crié. « C’est vrai que je n’ai pas eu ce réflexe, ça ne m’était jamais arrivé. » « Ce qui me marque encore, c’est sa sauvagerie », a-t-elle ajouté.

Gérard Depardieu nie toute agression sexuelle. L’acteur a reconnu pour la première fois avoir pris la décoratrice par « la hanche pour ne pas glisser », mais a nié toute agression sexuelle. « Je ne vois pas pourquoi j’irai m’amuser à peloter une femme. Je ne suis pas un frotteur dans le métro (…) Je ne suis pas Emile Louis », a déclaré le prévenu. 

Une première journée sous tension. Lors de la première journée du procès, la défense a été accusée de faire obstruction aux débats, en raison de demandes procédurales. « C’est manœuvre dilatoire sur manœuvre dilatoire : tout ça pour perdre du temps d’audience ! », a notamment dénoncé Claude Vincent, avocate de l’une des plaignantes.

L’avocat de l’acteur dénonce un complot. Elevant la voix à de nombreuses reprises, Jérémie Assous, l’avocat de Gérard Depardieu, a pointé du doigt les plaignantes mais aussi les journalistes, dénonçant pour finir un complot auquel la police aurait également pris part, selon lui afin de « faire tomber un monstre sacré ».

De nombreuses plaignantes. Devant la justice, Gérard Depardieu a été accusé de comportements abusifs par une vingtaine de femmes, mais plusieurs procédures ont été classées en raison de la prescription. En août dernier, dans une autre affaire, le parquet de Paris a requis un procès pour viols et agressions sexuelles à l’encontre de l’acteur, après une plainte de la comédienne Charlotte Arnoult en 2018. Un juge d’instruction doit encore décider de l’issue de ce dossier.





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