François Hollande, Gabriel Attal, Manuel Valls… Les politiques signent une tribune pour que «l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme»

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By InfoHunter



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Dans une tribune publiée ce vendredi 21 mars dans le Monde, plus de 200 personnalités parmi lesquelles François Hollande, Gabriel Attal, Manuel Valls ou encore Aurore Bergé et Anne Sinclair ont plaidé «pour que l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme».

«C’est à la République de protéger les juifs». Plus de 200 personnalités françaises ont signé une tribune parue dans le Monde ce vendredi. Dans cette dernière, ils dénoncent «l’antisionisme» comme «prétexte à l’antisémitisme».

«L’antisionisme est à la mode», commence par écrire cette tribune initiée par le collectif «Nous vivrons» créé au lendemain de l’attaque terroriste sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

«Le déroulé est simple : le sionisme est un colonialisme qu’il faut éliminer», ont déploré les auteurs de la tribune, publiée à la veille de manifestations prévues en France contre le racisme et l’antisémitisme, entachée par des polémiques sur les affiches de LFI.

Parmi les signataires : des personnalités de tous bords dont le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, l’ancien président de la République François Hollande, la philosophe Elisabeth Badinter, la ministre de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, l’actrice Charlotte Gainsbourg ou encore l’écrivaine Anne Sinclair…

Intégrer l’antisionisme dans l’antisémitisme

«Depuis le 8 octobre 2023, nous assistons à un relativisme des massacres du 7 octobre 2023 et à une condamnation du sionisme. En résumé, si les juifs n’étaient pas là, tout cela ne serait pas arrivé», est-il souligné dans la tribune, qui rappelle que «selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, un tiers des actes antisémites recensés en 2024 étaient motivés par la cause palestinienne».

L’an passé, 1.570 actes antisémites ont été recensés, dont 518 faisaient «explicitement référence à la question de la Palestine», selon ces chiffres. «Tout juif soutenant le sionisme devient coupable, tout juif attaché à Israël est condamné», poursuit la tribune.

Les signataires se prononcent «pour la coexistence de deux États démocratiques». «Ni antisionisme ni suprémacisme, nous reconnaissons les mêmes droits à tous les peuples», assurent-ils.

«Pour que l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme, c’est à la République de protéger les juifs en intégrant dans sa loi l’antisionisme comme nouvelle forme d’antisémitisme», écrit le collectif.

«Il ne s’agit pas ici de museler la critique légitime de la politique d’un gouvernement israélien auquel le sionisme survivra, mais de condamner l’antisionisme qui frappe, l’antisionisme qui viole, l’antisionisme qui discrimine, l’antisionisme qui humilie», ajoute-t-il.

Le sionisme est un mouvement politique apparu à la fin du XIXe siècle dans la diaspora européenne et visant à doter les Juifs d’une patrie sur les terres de l’ancien royaume d’Israël dans ce qui est alors la Palestine sous domination ottomane.



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