
Ce lundi 17 mars, l’Algérie a rejeté la liste d’expulsés algériens établie par la France. Depuis, plusieurs personnalités politiques ont réagi, dont la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale Marine Le Pen, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti ou encore la vice-présidente des Républicains Valérie Boyer.
Dans un communiqué publié en fin de journée, ce lundi 17 mars, le ministère algérien des Affaires étrangères a rejeté la liste comportant soixante noms de ressortissants Algériens, aux profils dangereux, établie par le ministère de l’Intérieur français.
L’Algérie a en effet dénoncé «la démarche de la partie française», tout en réaffirmant «son rejet catégorique des menaces et des velléités d’intimidation, ainsi que des injonctions, des ultimatums et de tout langage comminatoire. En outre l’Algérie désapprouve l’approche sélective de la France vis-à-vis des accords bilatéraux et internationaux liant les deux pays», a écrit le ministère algérien des Affaires étrangères.
Ainsi, et à la suite de la réponse algérienne, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a réagi sur son compte X. «Je regrette que l’Algérie refuse d’appliquer le droit international», a-t-il écrit.
«Il faut maintenant agir sans délai»
«Comme l’a décidé le Comité Interministériel sous la présidence du Premier ministre, une riposte graduée sera engagée», a promis le ministre.
Je regrette que l’Algérie refuse d’appliquer le droit international.
Comme l’a décidé le Comité Interministériel sous la présidence du Premier Ministre, une riposte graduée sera engagée.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) March 17, 2025
Mais face à une crise qui ne fait que se dégrader depuis quelques mois, la classe politique a réagi à ce qu’elle appelle «une énième provocation» de la part des autorités algériennes.
De ce fait, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a estimé que «l’heure n’est plus aux déclarations d’intention», appelant à «agir sans délai».
«Les Français ne comprendraient pas que le gouvernement ne réagisse pas avec fermeté face aux multiples provocations du régime algérien qui viole ses obligations au regard des traités», a-t-elle affirmé.
«L’heure n’est plus aux déclarations d’intention, il faut maintenant agir sans délai : gel des visas et des transferts de fonds privés, fin de l’aide publique au développement, dénonciation des accords de 1968», a-t-elle ajouté.
«La blague a assez duré»
De son côté, le président de l’Union des Droites pour la République (UDR) et député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a fustigé : «l’Algérie s’essuie les pieds sur la France, une fois de plus», appelant, comme Marine Le Pen, le ministre de l’Intérieur à agir.
«La blague a assez duré», a noté, de son côté, Hanane Mansouri, porte-parole du groupe de l’Union des Droites pour la République.
Le député Ensemble pour la République de la 5e circonscription du Val de Marne Mathieu Lefèvre a, quant à lui, indiqué que «le régime algérien se comporte comme un État voyou. À nous d’en tirer toutes les conséquences diplomatiques. La sécurité des Français n’est pas une variable d’ajustement», a-t-il écrit sur le réseau social X.
La vice-présidente des Républicains, Valérie Boyer, a apporté son soutien au ministre de l’Intérieur. «Malheureusement rien de surprenant, les humiliations répétées doivent cesser. Total soutien à Bruno Retailleau», a-t-elle posté sur X.