
Deux hommes sont jugés, ce lundi, pour des violences aggravées après avoir pris à partie une famille supportrice de l’OM lors d’un match à la Beaujoire de Nantes en septembre 2023. Seize et quatorze mois de prison avec sursis avaient été requis à leur encontre devant le tribunal correctionnel.
Le dénouement d’un long feuilleton judiciaire. Ce lundi, deux hommes sont jugés pour avoir violemment agressé une famille venue supporter l’Olympique de Marseille lors d’un match au stade de la Beaujoire de Nantes en septembre 2023.
Le 29 janvier, le procureur du tribunal correctionnel de Nantes avaient requis à l’encontre de Melvin B. (22 ans), et Stéphane A. (50 ans), respectivement seize et quatorze mois de prison avec sursis.
Les regrets de l’un des supporters
Les faits remontent au 1er septembre 2023 lors du match de Ligue 1 qui opposait le FC Nantes et l’Olympique de Marseille. Une famille venue de Donges, près de Saint-Nazaire et dont le petit garçon de 6 ans portait un maillot de l’OM, avait été violemment prise à partie par des supporters du FC Nantes.
Le père avait alors été victime d’un arrêt cardiaque, en s’interposant. «Nous avons été agressés durant le match : crachats, insultes, bières jetées au visage …», expliquait Alicia, la compagne de la victime le lendemain des faits, dans un post sur X.
Le père de famille avait été pris en charge dans la foulée par les secours. Alicia avait ajouté que «certains supporters ont même pris des selfies devant l’ambulance dans laquelle mon mari était en train de se faire réanimer». Avant d’indiquer, deux jours après ce match comptant pour la 4e journée du championnat de Ligue 1, que son mari «sous le choc» était «vivant» et essayait de «récupérer».
«J’ai dit des injures, fait des doigts d’honneur. J’ai été au grillage, j’ai craché, injurié. Je n’ai pas jeté de bière (…) Quand on a égalisé, j’ai été dans le mouvement de foule», a raconté Melvin B. à la barre. À la question, s’il était conscient d’avoir «fait peur aux gens», le jeune homme l’a reconnu à demi-mot : «Oui, ce n’était pas bien du tout. Je n’aurais pas aimé vivre ça à 6 ans.»
Un troisième prévenu, absent du procès pour des raisons médicales, a finalement été disjoint à la demande de son avocat. Il doit être jugé le 21 janvier 2026.