Qui est Yan Petrovsky, ce néonazi qui doit être jugé ce vendredi pour crimes de guerre ?

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By InfoHunter



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Le néonazi russe Yan Petrovsky est jugé ce vendredi, en Finlande. Il est accusé d’avoir commis plusieurs crimes de guerre contre des soldats ukrainiens en 2014, avec le groupe paramilitaire Roussitch, proche de Wagner. Il pourrait recevoir une peine de prison à perpétuité.

Le russe Yan Petrovsky, actuellement jugé en Finlande, connaîtra sa sentence ce vendredi 14 mars. L’homme, un néonazi connu, est accusé d’avoir commis plusieurs crimes de guerre en Ukraine, entre 2014 et 2015.  

Bras droit d’Alexeï Milchakov, Yan Petrovsky est aussi l’un des chefs de l’organisation paramilitaire néonazi Roussitch. Il se faisait parfois appeler «Voislav Torden», ou «Slav». C’est sous cette identité qu’il a tenté de fuir et rejoindre la France, en juillet 2023. Selon le média finlandais MTV, Yan Petrovsky a été interpellé à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa, alors qu’il cherchait à prendre un vol pour Nice.  

D’après les documents consultés par l’agence de presse Reuters, il serait actuellement visé par cinq chefs d’accusation, et pourrait recevoir une peine de prison à vie.

Une embuscade mortelle, des soldats mutilés…

Né en 1987 en Russie, Yan Petrovsky déménage en 2004 avec sa mère, en Norvège. D’après nos confrères de Libération, qui citent une enquête d’un média norvégien NRK, il était, dès 2010, identifié comme appartenant à des groupes «nazi norvégien-russe». Soit dès l’âge de 23 ans.  

En 2014, il fonde la milice Roussitch, avec Alexeï Milchakov. Celui-ci est lui-même connu pour des crimes de guerre en Ukraine mais aussi en Syrie, et est décrit comme «le symbole des néonazis russes qui se battent dans le Donbass». C’est avec cette organisation paramilitaire que Yan Petrovsky aurait commis les actes qui lui sont, aujourd’hui, reprochés.  

Dans le détail, le militant russe aurait co-dirigé Roussitch dans une embuscade contre des soldats ukrainiens, en septembre 2014 dans la région de Louhansk dans l’est de l’Ukraine, en utilisant un drapeau du camp adverse pour mettre les militaires ukrainiens en confiance.  

Ce piège mortel fait 22 morts parmi les soldats ukrainiens, et 4 blessés graves : les procureurs avancent que les soldats pris en embuscade auraient été exécutés et mutilés, et affirment que le recours à la tromperie pour mener cette action constitue un crime de guerre, en vertu du Statut de Rome et des Conventions de Genève. Le symbole du Groupe Roussitch aurait aussi été gravé sur la joue de l’une des victimes.

Selon Reuters, des photos et vidéos confirmant ces actes auraient été prises par les membres de Roussitch.  

Pas d’extradition jusqu’en Ukraine

L’organisation paramilitaire, proche de Wagner, serait toujours active. En effet, le groupe est visé pour des actes commis depuis l’invasion russe, soit depuis 2022. Le quotidien Guardian a d’ailleurs affirmé que le groupe, toujours sous les ordres de Yan Petrovsky, incite «à la torture et au meurtre de prisonniers ukrainiens», en fournissait un «mode d’emploi détaillé».

L’Ukraine avait demandé l’extradition de l’accusé, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt : une demande refusée par la Cour suprême de Finlande pour «risque de conditions carcérales inhumaines».



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