deux individus condamnés à 17 et 19 ans de prison pour le meurtre d’un dealer à Saint-Ouen en 2021

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By InfoHunter



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La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné mercredi à 17 et 19 ans de prison deux hommes pour le meurtre d’un dealer, lynché à Saint-Ouen en 2021 sur fond de trafic de stupéfiants, acquittant les cinq autres accusés. 

Deux hommes ont été condamnés à 17 et 19 ans de prison ce mercredi par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour le meurtre d’un dealer, lynché à Saint-Ouen en 2021.

Le soir du 3 janvier 2021, seul et désarmé, Kevin G., 26 ans, avait reçu 14 coups de batte de baseball enroulée de fil barbelé et 35 coups de couteau, dont un mortel dans la cuisse. 

Le déchaînement de violence avait été filmé par les caméras de la ville de Saint-Ouen, aux portes de Paris. À l’issue de deux semaines et demie d’audience, la cour d’assises a condamné Chakibe Abzar et Karim Lmghari, les deux seuls à avoir reconnu avoir porté des coups, à 17 et 19 ans de prison pour ce que le président a décrit comme un «lynchage» dans le cadre d’une «justice de rue».

Le frère de Chakibe Abzar, Hichem, contre lequel le parquet avait réclamé 27 ans de réclusion en estimant qu’il était la personne encagoulée portant des coups de couteau sur la vidéosurveillance, a été acquitté au bénéfice du doute.

Quatre accusés acquittés 

Soupçonnés de complicité de meurtre, les quatre autres accusés ont également été acquittés faute de preuves. Ce verdict est un revers pour le ministère public qui avait requis des peines de 10 à 27 ans de réclusion à l’encontre des sept accusés ayant agi dans un «effet de meute», selon le réquisitoire. 

Pour l’accusation, le meurtre du dealer Kevin G. est le résultat d’une «expédition punitive» ciblée, menée par des «seconds couteaux» du trafic de drogue à Saint-Ouen.

Débuté le 25 février, ce procès a été marqué par l’absence de plusieurs témoins, dont trois ont été condamnés à 1.000 euros d’amende pour non-présentation à la cour, et les dérobades à la barre de ceux présents, dans une lourde atmosphère d’omerta. 

«On n’est pas à Palerme ni à Naples, ce n’est pas la mafia, mais on a des témoins qui ne viennent pas ou qui ne disent rien tellement ils ont peur», a regretté le président au cours des débats.



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