
Valentin, 17 ans, sera jugé à partir de ce mardi devant le tribunal pour enfants de Bourgoin-Jallieu, pour le meurtre de ses parents dans le village de Châteauvilain en Isère.
Une affaire qui fait froid dans le dos. Valentin, un adolescent de 17 ans, sera jugé à partir de ce mardi et jusqu’à jeudi pour un double parricide. Agé de seulement 15 ans au moment des faits, il avait tué son père et sa mère avec une carabine.
Son frère, de deux ans son aîné, était absent au moment des faits car il avait quitté la maison la veille du drame. Il sera d’ailleurs partie civile au procès de l’adolescent, prévu à huis clos, aux côtés de ses deux demi-soeurs, d’un oncle paternel et de sa grand-mère maternelle.
Un double meurtre avant de mettre le feu à son domicile
L’année 2023 avait été une année noire pour la petite commune de Châteauvilain. Les quelque 800 habitants de ce village d’Isère avaient été secoués par le meurtre d’un ingénieur de 58 ans et de sa femme, âgée de 52 ans, par leur fils Valentin. L’adolescent avait ensuite mis le feu au domicile familial, avant de prendre la fuite avec la voiture de ses parents.
Le mineur avait été interpellé six jours plus tard à Montpellier, et avait reconnu lors de l’instruction avoir prémédité son geste. Dans les décombres de la maison calcinée, le corps des deux parents avaient été découverts presque entièrement brûlés. L’ancien conseiller municipal et celle qui avait créé une affaire de réparation de fauteuils portaient des plaies par arme à feu au niveau du crâne et au thorax pour l’un des deux.
Un adolescent déscolarisé, atteint de la maladie de Lyme
Valentin avait été déscolarisé, en raison d’un quotidien affecté par des problèmes de santé liés à la maladie de Lyme, transmise par la piqûre d’une tique infectée. Une maladie dont souffrait également sa mère, et pouvant causer des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires.
«Il a eu une altération du discernement mais pas une abolition du discernement», au moment des faits, a déclaré à l’AFP Me Sophie Jonquet, avocate pour la grand-mère de l’accusé. «Sa grand-mère souhaite une décision juste», pour que tous puissent se reconstruire, y compris l’adolescent, a t-elle ajouté, précisant que sa cliente était très affectée.
Un procès qui tentera de faire la lumière sur le mobile de ce sombre double parricide. Valentin encourt 20 ans de réclusion criminelle, mais le mineur risque une sanction moins sévère qu’un adulte de 18 ans ou plus.