
La Chine a dévoilé ce lundi Zuchongzhi 3.0, son propre prototype de puce quantique. L’ordinateur quantique expérimental qui en a été doté aurait montré une vitesse de calcul un million de milliards de fois supérieur à celles des superordinateurs les plus puissants. De quoi faire passer un message à son rival américain.
La Chine continue de se développer dans le domaine de l’informatique quantique. Considéré comme l’un des futurs axes de recherche primordiale, le pays présidé par Xi Jinping a dévoilé ce lundi son propre prototype de puce quantique doté de 105 qubits et 182 coupleurs : Zuchongzhi 3.0.
Lors d’une expérimentation, l’ordinateur quantique qui en a été doté aurait montré une vitesse de calcul «un million de milliards de fois supérieure à celle des superordinateurs les plus puissants». Un chiffre astronomique difficilement compréhensible pour l’entendement humain.
Dans le domaine de l’informatique quantique, un ordinateur quantique permet d’effectuer une tâche spécifique plus rapidement qu’un ordinateur non quantique ou classique, même le plus puissant,
Et ces dernières avancées ont notamment pour objectif final la découverte de nouveaux médicaments, en découvrant les molécules qui viendront composer les médicaments de demain. De telles progressions pourraient dans le futur inciter les plus grandes puissances à investir désormais dans la cybersécurité quantique.
Début 2021, Emmanuel Macron annonçait déjà un plan d’investissement de 1,8 milliard d’euros pour soutenir la recherche en matière d’informatique quantique.
Une grande Rivalité avec les États-Unis
Cette dernière avancée d’informatique quantique est aussi un outil de soft power. Considéré comme un enjeu technologique majeur, les rivaux américains et chinois utilisent cette donnée pour affirmer leur puissance.
Début décembre, Google, un des grands acteurs du domaine quantique, avait déclaré avoir effectué une percée majeure dans l’informatique quantique avec une nouvelle puce du nom de «Willow». Microsoft avait également dévoilé la première puce quantique reposant sur une architecture topologique, au nom de Majorana 1.
En réponses à ses avancées américaines, la Chine a alors rapidement dévoilé son propre prototype de puce quantique avancé, avec Zuchongzhi 3.0.
Après avoir dévoilé Zuchongzhi 3.0, l’équipe chinoise explore désormais différentes pistes de recherche, dont la correction automatique des erreurs quantiques.