Les « coupes budgétaires soudaines » décidées par Donald Trump menacent « de réduire à néant » les progrès dans la lutte contre la tuberculose, d’après l’Organisation mondiale de la santé.
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Une nouvelle alerte en réponse aux décisions drastiques de la nouvelle administration Trump. Le gel des versements américains aux programmes de lutte contre la tuberculose met en danger plusieurs « millions de vie », a averti l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué publié mercredi 5 mars.
L’agence de l’ONU rappelle que les efforts déployés à l’échelle mondiale pour lutter contre la tuberculose – la maladie infectieuse la plus mortelle au monde – ont permis de sauver plus de 79 millions de vies lors des deux dernières décennies. Ces avancées sont menacées par le gel de l’aide américaine, dont dépendent de nombreuses organisations – en particulier dans les pays pauvres.
« Des coupes budgétaires soudaines menacent aujourd’hui de réduire à néant » les « progrès durement acquis » dans la lutte contre la tuberculose, « mettant en grand danger des millions de personnes, en particulier les plus vulnérables », alerte l’agence de l’ONU.
Donald Trump a signé le 20 janvier un décret ordonnant un gel de l’aide étrangère américaine pour 90 jours. Cet avertissement de l’OMS intervient alors que la Cour suprême a rétabli une décision de justice sommant l’administration américaine de reprendre les versements dus à des organisations d’aide internationale. Ceux-ci sont d’un montant estimé à entre 1,5 et 2 milliards de dollars.
« Le gouvernement américain a fourni environ 200 à 250 millions de dollars par an en financement bilatéral pour la lutte contre la tuberculose au niveau des pays », rappelle l’OMS. « Ce financement représentait environ un quart du montant total du financement des donateurs internationaux pour la lutte contre la tuberculose », précise l’organisation.
« Toute interruption des services de lutte contre la tuberculose – qu’elle soit financière, politique ou opérationnelle – peut avoir des conséquences dévastatrices et souvent fatales pour des millions de personnes dans le monde », a déclaré Tereza Kasaeva, qui dirige le programme mondial de lutte contre la tuberculose de l’OMS.