
Un incendie a touché la médiathèque d’un quartier populaire de Dijon dans la nuit de samedi à dimanche. Deux semaines seulement après un incident similaire, la mairie dénonce un acte criminel et appelle à ne pas céder à l’intimidation.
«Ensemble, nous ne céderont ni à l’intimidation, ni au découragement», a exprimé Nathalie Koenders, maire de Dijon (Bourgogne), après que la bibliothèque Champollion, du quartier des Grésilles, a été la cible d’un second incendie en l’espace de deux semaines.
Une trentaine de pompiers sont intervenus, un peu avant 3h15 du matin, dimanche et ont réussi à maîtriser les flammes rapidement, a déclaré la préfecture de Côte d’Or.
«Le feu a concerné 200 m2 du 1er étage de la médiathèque. Il est à présent éteint et les opérations de déblais sont en cours», ont rapporté les services de l’État.
l’oeuvre d’un pyromane récidiviste ?
Dans la nuit du 16 au 17 février, un début d’incendie avait déjà touché la médiathèque. La mairie avait alors décrit cet incident comme s’inscrivant «dans un climat préoccupant, marqué par une recrudescence d’actes criminels visant les bâtiments publics à Dijon».
Au lendemain du second départ de feu, la maire socialiste de la ville dénonce dans un communiqué «deux actes évidemment liés». Le préfet, lui, déplore une énième attaque à l’encontre d’un bâtiment culturel, «qui prive les habitants de ce quartier populaire d’un équipement culturel de proximité».
L’incident de la bibliothèque s’est produit la nuit même qui a suivi sa réouverture au public. Bien que l’hypothèse d’une récidive pyromane soit priorisée par la Ville de Dijon, les services de l’État ont affirmé que seule l’enquête judiciaire qui a été ouverte pourrait déterminer «les causes exactes et les circonstances de l’incendie».