«de 50 à 15 000 euros supplémentaires», voici le détail des hausses attendues

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By InfoHunter



hausses de salaires attendues 2023

À partir de ce samedi 1er mars, le malus écologique sur les voitures thermiques neuves augmente. Davantage de modèles seront concernés par la première pénalité de 50 euros et les véhicules les plus polluants pourront payer plusieurs dizaines de milliers d’euros.

C’était annoncé, c’est désormais chose faite. Le barème du malus écologique va évoluer dès ce samedi 1er mars, taxant davantage de modèles, y compris des véhicules très courants comme les Renault Clio ou encore les Dacia Sandero. Pour rappel, il s’agit d’une taxe perçue lors de la première immatriculation d’un véhicule thermique (les modèles 100% électriques et hydrogènes sont exonérés), à payer une seule fois, et dont le montant varie avec son niveau d’émissions de CO2.

Dès le début du mois de mars, cette taxe va tout d’abord concerner davantage d’acheteurs. Le seuil d’application de ce malus va en effet s’abaisser de 5 grammes, pour se déclencher dès 113 g/km de rejet de CO2, contre 118 g/km actuellement. Si le premier niveau d’écotaxe sera toujours de 50 euros, ce montant va en revanche s’alourdir pour tous les types de véhicules. Jusqu’à atteindre des sommes très importantes pour les véhicules les plus polluants.

Le malus maximum sera ainsi fixé à 70.000 euros en 2025, dans le cas de voitures qui atteignent 193 g/km d’émissions, contre auparavant une taxe de 60.000 euros (qui ne s’appliquait qu’à partir de 194 g/km). Sur le papier, ce sont 10.000 euros de plus qu’en 2024. En réalité, c’est parfois une différence de 15.000 euros pour certains modèles.

75 euros pour une Aygo, 170 pour une Clio

Par exemple, la Toyota Aygo en version essence, qui émet 114 g/km, sera désormais taxée de 75 euros par le malus écologique (au lieu de 0 euro) puisque le modèle dépasse le nouveau seuil de déclenchement. Pour acheter une Dacia Sandero en 2025, vendue neuve à partir de 13.000 euros et qui émet environ 119 grammes de CO2, il faudra débourser 190 euros pour s’acquitter du malus écologique, contre 75 euros actuellement.

La note pour une Renault Clio est aussi assez élevée. Un modèle, qui rejette 118 g de CO2 par kilomètre, coûtera 170 euros en malus, contre 50 euros l’année dernière. Et comptez 400 euros au lieu de 260 euros pour un Peugeot 2008 émettant 128 g/km, soit une facture alourdie de 54%.

Sur un Renault Captur, la pénalité doublera quasiment, passant de 167 euros à 330 euros. Pire encore, pour une Volkswagen Golf GTI 300 ch, le malus passera de 11.803 euros à 18.858 euros, représentant ainsi 35% du prix d’achat de la voiture. 

Pour les voitures sportives, la note est encore plus salée. Par exemple, pour l’achat d’une Audi RS 3 Sportback, dont les émissions de CO2 dépassent les 210 g/km, il faudra payer 90.000 euros supplémentaires pour obtenir la carte grise, ce qui fait augmenter le prix final à près de 165.000 euros.

2,5 milliards d’euros pour l’État

Cette mesure, inscrite dans le projet de loi de finances 2025, vise à encourager l’adoption de véhicules plus propres. Mais c’est surtout un gros jackpot pour l’Etat. Cet alourdissement du barème pourrait rapporter près de 2,5 milliards d’euros selon des estimations du secteur. 

Ceci s’explique notamment parce que beaucoup plus de voitures neuves seront concernées : 66% du marché français, contre un peu plus de la moitié (53%) l’année dernière. Presqu’aucun modèle grand public ne semble épargné, même les plus petits et les plus populaires d’entre eux.

Pour échapper à ces taxes une seule solution : privilégier les motorisations, hydrogènes, GPL ou 100% électriques de vos modèles préférés, qui sont exclues du malus écologique.



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