
Dans un communiqué publié ce jeudi 27 février, le parquet de Nanterre a annoncé le placement en garde à vue d’un homme dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’Antoine Belmonte en 2003. Cette affaire reste, à ce jour, non élucidée.
Plus de vingt ans après le meurtre d’Antoine Belmonte à Pantin (Seine-Saint-Denis) en 2003, le pôle des affaires non-élucidées du parquet de Nanterre a indiqué, ce jeudi 27 février, qu’un homme a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte après la mort du quinquagénaire.
«Les enquêteurs de la brigade criminelle de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris ont interpellé un homme, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte du chef d’assassinat», a expliqué Valérie Courtalon, procureure par intérim de Nanterre, dans ce communiqué.
Ce suspect a été interpellé mercredi 26 février. Il a été placé en garde à vue dans le Loiret. «Une perquisition a été réalisée à son domicile. Des auditions sont en cours, dont celle du suspect», a ajouté le parquet.
Mais pour bien comprendre cette affaire il faudra remonter au mois de janvier 2003. À l’époque, Antoine Belmonte, alors âgé de 53 ans, avait été tué d’une balle dans la tête alors qu’il regardait par l’œilleton de sa porte.
L’enquête relancée en 2024 grâce aux analyses génétiques
Très vite, les enquêteurs avaient envisagé que son meurtrier ait confondu l’homme avec un policier porteur du même nom. Cet autre Antoine Belmonte avait été condamné en 1995 à cinq ans de prison avec sursis pour coups et violences volontaires ayant entraîné, sans avoir voulu la donner, la mort d’un adolescent de 13 ans en 1992, lors d’une intervention de police.
Quelques semaines avant sa mort, la victime avait en effet été attaquée chez elle par un inconnu qui lui avait parlé de sa carrière de policier. Hormis leur nom, les deux Belmonte n’avaient aucun lien.
Bien qu’une ordonnance de non-lieu ait été rendue, c’est notamment de nouvelles analyses génétiques, réalisées à la demande de la magistrate instructrice Nathalie Turquey du pôle crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre, qui s’était saisi du dossier en 2022, «lesquelles permettaient d’orienter à nouveau les investigations dès 2024», a précisé le parquet.